La situation à Ngor est sérieuse. On ne parle plus seulement de mots, mais plutôt de chiffres qui tombent comme un coup de massue : de janvier à mai, les gilets jaunes, soutenus par la gendarmerie et l'OCRTIS, ont effectué 108 opérations sur le terrain, 45 actions musclées, saisi 60 kg de cannabis, 47 boules de « dangode » et 47 boulettes de haschisch.
Bilan : 71 interpellations, parmi lesquelles 31 femmes. Des statistiques qui impressionnent et illustrent l'étendue d'un mal qui gangrène la commune et risque de la consumer de l'intérieur.
Cheikh Makhfouss Mbengue, un membre éminent du collectif, lance un cri d'alarme : « C'est une catastrophe, et nous ne le supportons plus. » « On a des pères qui veillent jusqu'à 4 ou 5 heures du matin, mettant leur vie en danger, pour assurer la sécurité de notre quartier. » Le message est limpide : la population vit une situation d'urgence, et cela ne peut perdurer. Désormais structurée en gilets jaunes, la jeunesse refuse que leur territoire soit transformé en refuge pour les trafiquants. Actuellement, le groupe Ngor Debout appelle les responsables locaux, y compris le maire, à leur apporter de l'aide et des ressources matérielles.
-
[ Contribution] LE PRÉSIDENT ABDOU DIOUF A 91 ANS: L’architecte de la démocratie sénégalaise et chantre du panafricanisme
-
Dette du Sénégal : 136 cadres, universitaires et experts défendent le PTDS et une gestion rigoureuse et souveraine
-
Mali : une campagne pro-excision sur les réseaux sociaux relance un débat sensible
-
Dakar, Abidjan ou Rabat : le nouveau chemin des Maliens vers la Chine
-
RDC: huit zones en urgence nutritionnelle sur dix se trouvent hors provinces touchées par Ebola



