La justice malienne a confirmé lundi en appel la peine de deux ans de prison dont un ferme contre un universitaire auteur d'un livre critiquant la junte au pouvoir, a indiqué à l'AFP son avocat Me Ibrahim Marouf Sacko.
Étienne Fakaba Sissoko, l'une des rares voix critiques du pouvoir à encore tenter de se faire entendre de l'intérieur du pays, est détenu depuis fin mars et avait été condamné en première instance, en mai, à cette même peine.
Le chercheur et professeur à la Faculté des sciences économiques et de gestion de Bamako était poursuivi pour "atteinte au crédit de l'État", "injures" et "diffusion de fausses nouvelles perturbant la paix publique".
Son procès en appel avait été renvoyé plusieurs fois.
Il fait partie des personnalités inquiétées pour leurs opinions critiques sous les militaires qui ont pris par la force, en 2020, la tête de ce pays confronté au jihadisme et à une crise politique profonde.
M. Sissoko est mis en cause pour la publication en 2023 d'un livre sur la communication de la junte, caractérisée par des "contenus aux caractères douteux" et des méthodes "basées sur la propagande, l’agitation, la manipulation et même le mensonge", selon une fiche de lecture publiée sur le site de l'éditeur, l'Harmattan.
M. Sissoko, ancien conseiller du président Ibrahim Boubacar Keïta (2013-2020), renversé par les militaires, et ancien analyste de l'ex-mission de l'ONU au Mali (Minusma) depuis poussée vers la sortie, avait déjà été écroué plusieurs mois en 2022 pour d'autres motifs.
Étienne Fakaba Sissoko, l'une des rares voix critiques du pouvoir à encore tenter de se faire entendre de l'intérieur du pays, est détenu depuis fin mars et avait été condamné en première instance, en mai, à cette même peine.
Le chercheur et professeur à la Faculté des sciences économiques et de gestion de Bamako était poursuivi pour "atteinte au crédit de l'État", "injures" et "diffusion de fausses nouvelles perturbant la paix publique".
Son procès en appel avait été renvoyé plusieurs fois.
Il fait partie des personnalités inquiétées pour leurs opinions critiques sous les militaires qui ont pris par la force, en 2020, la tête de ce pays confronté au jihadisme et à une crise politique profonde.
M. Sissoko est mis en cause pour la publication en 2023 d'un livre sur la communication de la junte, caractérisée par des "contenus aux caractères douteux" et des méthodes "basées sur la propagande, l’agitation, la manipulation et même le mensonge", selon une fiche de lecture publiée sur le site de l'éditeur, l'Harmattan.
M. Sissoko, ancien conseiller du président Ibrahim Boubacar Keïta (2013-2020), renversé par les militaires, et ancien analyste de l'ex-mission de l'ONU au Mali (Minusma) depuis poussée vers la sortie, avait déjà été écroué plusieurs mois en 2022 pour d'autres motifs.
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