En 2024, l’Afrique vit une urgence vitale : 4 millions de déplacés en Afrique de l’Ouest, 18 000 enfants malnutris en Somalie, des digues qui cèdent, des villages noyés et des champs brûlés par la sécheresse. À ces catastrophes s’ajoutent de nouveaux fléaux sanitaires : malaria devenue permanente, choléra endémique, dengue, zika et chikungunya, transmis par des moustiques désormais actifs jour et nuit. Le professeur Didier M. Tshialala, spécialiste en maladies infectieuses, prévient : « Chaque jour sans décision politique forte est un lendemain moins sûr pour les populations vulnérables». MSF ne cesse de panser les plaies, mais alerte : l’humanitaire ne peut pas tout absorber.
Face à ce chaos, l’art devient un cri. Avec la chanson Oya, Mao, artiste sénégalais, transforme la douleur en énergie collective : « Oya, ça veut dire allons-y, il faut agir maintenant ». Inspirée de témoignages venus du Cameroun, de Madagascar ou du Soudan, la chanson oscille entre tristesse, revendication et espoir. Elle porte la mémoire des sinistrés, mais aussi un appel à l’union et à l’action. Car l’art, plus que des rapports techniques, touche ceux qui refusent de lire, qui détournent les yeux mais écoutent la musique. L’émotion devient pédagogie, et le rythme, un vecteur de conscience.
À la veille de la COP30 au Brésil, MSF et les artistes refusent que ces discussions se limitent aux « bureaux climatisés » de Dakar, Kinshasa ou Brasília. Ils se posent en porte-parole des populations sacrifiées par le dérèglement climatique, pour rappeler aux dirigeants que le temps des discours est fini. L’heure est à des décisions politiques fortes, immédiates et contraignantes.
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