MONDE RURAL EN CRISE : Un Conseil interministériel s’impose !


MONDE RURAL EN CRISE : Un Conseil interministériel s’impose !
Le Président Macky Sall n’a rien compris de la situation qui prévaut présentement dans le monde rural, surtout dans certains villages des départements de Thiès, Tivaouane, Louga, Linguère, Dara, Kaffrine, Koungheul, Saint-Louis, Diourbel, Mbacké, Matam, Podor etc.
Sa sortie, le jour de la Tabaski, sur la situation agricole du pays le prouve à suffisance.
Ce qui se passe dans le monde rural est inédit. La situation n’est pas moins qu’une catastrophe humanitaire. Et pourtant, depuis le mois de mai 2018, les services de la Météorologie avaient adressé au ministre de l’Agriculture Pape Abdoulaye Seck, une note qui annonçait clairement que le Sénégal connaîtra un déficit de pluviométrie dans les parties Nord et du Centre du pays. Les renseignements fournis par ce service étaient d’une précision irréfutable. Mais, malheureusement, les tenants du Pouvoir n’ont pas le sens de l’anticipation, ni de la priorité. Macky Sall ne pense qu’aux élections ! Sa réélection, j’allais dire…
Contrairement aux dires du chef de l’Etat, «l’adaptation et l’atténuation» qu’il propose pour sortir de cette crise humanitaire ne peuvent pas constituer de solutions alternatives. Face à cette situation, Macky Sall préconise des cultures à courte durée de maturation. Que dire alors aux éleveurs qui, sans moyens, assistent impuissamment à la mort de leurs troupeaux, faute d’eau et de nourriture ? Plusieurs paysans ont perdu chevaux et ânes qui leur servaient de moyens de transport et de travail dans leurs activités agricoles.
L’arachide déjà semée, lors de la première pluie, a été perdue, ainsi que le mil détérioré avant terme sous le sol. Pire encore, le cheptel manque d’herbe à brouter à cause de cette rareté des pluies. Les carcasses de bœufs décimés par la fièvre aphteuse, de moutons, d’ânes et de chevaux abandonnés dans les champs constituent un triste décor, sous le regard hagard des paysans et éleveurs.
Aujourd’hui, la tenue d’un Conseil interministériel sur la situation dans le monde rural s’impose. Le président de la République devrait procéder à des arbitrages budgétaires pour que des fonds soient, avant mi-septembre 2018, alloués aux paysans et éleveurs. Les jours à venir, cette situation va provoquer le déplacement des populations vers le Sud du pays et les pays limitrophes. Les sédentaires seront confrontés à une situation de soudure insoutenable, à quelques semaines de l’ouverture des classes. L’appel à l’aide internationale serait opportun, si Macky prolonge son sommeil.
Les Gouverneurs, Préfets et Sous-préfets des départements touchés par cette catastrophe agricole devront, également, être impliqués dans la gestion de cette crise silencieuse, qui a envahi le monde rural et qui consume l’espoir de ces braves travailleurs. Aujourd’hui, son Gouvernement semble dépassé par la situation…
Vendredi 24 Août 2018
Dakaractu




1.Posté par Niang le 24/08/2018 20:21
Le rééquilibrage de la politique agricole s’impose. Beaucoup de moyens financiers sont alloues à la culture du riz alors que les autres cultures contribuent d'une façon significative à la sécurité alimentaire. L'autosuffisance en riz ne signifie une autosuffisance alimentaire pour tous les sénégalais. Dans tous les cas l’autosuffisance alimentaire est une cible mouvante. Elle est impossible à atteindre si la production des autres cultures essentiellement pluviales n'est pas au moins stabilisée à défaut d’être augmentée. Il faut actionner plusieurs leviers pour atteindre la sécurité alimentaire. Le levier riz n’est pas suffisant.

2.Posté par Niang le 24/08/2018 20:40
Le rééquilibrage de la politique agricole s’impose. Beaucoup de moyens financiers sont alloues à la culture du riz alors que les autres cultures contribuent d'une façon significative à la sécurité alimentaire. L'autosuffisance en riz ne signifie pas une autosuffisance alimentaire pour tous les sénégalais. Dans tous les cas l’autosuffisance en riz est une cible mouvante. Elle est impossible à atteindre si la production des autres cultures essentiellement pluviales n'est pas au moins stabilisée à défaut d’être augmentée. Il faut actionner plusieurs leviers pour atteindre la sécurité alimentaire. Le levier riz n’est pas suffisant.

3.Posté par Fall le 26/08/2018 21:09
Le Président Macky SALL n'est pas responsable des effets du changement climatique. Cessee de politiser à outrance tous les phénomènes naturels et surnaturels. Essayer d'être constructifs. A la limite si vous vous opposer, présenter des programmes alternatifs.



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