Selon le quotidien L’Observateur, l’affaire ressemble à un scénario mêlant argent, suspicion et fuite nocturne. Un homme d’affaires mauritanien, spécialisé dans le change, est tombé à Rosso avec un contentieux colossal sur le dos…
Une cavale express stoppée à Rosso
Mohamed Yeslem, opérateur mauritanien actif dans le marché des changes, séjourne depuis le 8 novembre à la prison centrale de Saint-Louis. D’après L’Observateur, il est accusé par son partenaire sénégalais, Daouda Saïdou Sall, de lui avoir subtilisé 261 190 000 FCFA dans le cadre de leurs transactions financières.
Fuyant la Gambie par la route, Yeslem aurait tenté de rallier clandestinement son pays natal. Mais son plan s’effondre à Rosso, où la police sénégalaise, alertée en amont, l’attendait de pied ferme.
Des relations d’affaires qui tournent au vinaigre
Comme le rapporte L’Observateur, les deux hommes évoluent dans un secteur particulièrement sensible : l’achat et la revente de devises, notamment l’euro.
Originaires de milieux différents — Yeslem né à Magdalahjar en 1992 et Sall installé à Carrefour Saly — ils avaient tissé une alliance stratégique basée sur des opérations financières ambitieuses.
Mais à mesure que les mises augmentaient, les tensions se multipliaient. Jusqu’à ce que Daouda S. Sall accuse son partenaire d’escroquerie et abus de confiance portant sur la somme astronomique de 261 190 000 FCFA, point de rupture définitif entre les deux affairistes.
Vers la Mauritanie… en vain
Selon le récit de L’Observateur, sentant l’étau se resserrer, Yeslem aurait quitté Banjul à bord d’un véhicule de location, direction la Mauritanie. Il réussit à franchir la frontière sénégalaise mais ne savait pas que son associé avait déjà alerté les limiers.
La Brigade spéciale de Rosso, mobilisant hommes de terrain et postes de contrôle alternatifs, finit par localiser le suspect dans un véhicule immatriculé en Gambie.
Le chauffeur, contacté discrètement par les enquêteurs, est invité à conduire son passager directement… au commissariat.
Aveux, argent sous scellés et déferrement
Face aux enquêteurs du commissariat spécial, Yeslem passe rapidement aux aveux, affirmant devoir à son partenaire les montants évoqués et confirmant que tout provient de leurs opérations de change.
La fouille permet la découverte de 2 850 euros et 300 000 FCFA, immédiatement placés sous scellés.
Déféré le 8 novembre, l’homme d’affaires mauritanien attend désormais la suite judiciaire devant le Tribunal de grande instance de Saint-Louis, tandis que son associé sénégalais réclame la restitution intégrale du pactole.
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