À Tivaoune Peulh, la colère explose. Des héritiers descendants d’Abdou Ka voient leurs maisons et terrains rasés par la société SIPRES, sous l’impulsion présumée de Hanna Ba. Mme Guèye, Ifra Ka, Mme Camara … racontent avoir investi toute leur vie dans ces biens hérités de leurs ancêtres. Aucune information, aucun dédommagement. Des terrains revendus à prix d’or, les excluant totalement de leurs propriétés.
Deux jours après les démolitions, ils décident de se rendre chez le premier ministre Ousmane Sonko pour dénoncer l’injustice. Mais la tentative tourne au chaos. Plusieurs Ndiaga Ndiaye et 4x4 transportant les familles sont arrêtés. Six membres du Collectif "Arr Sougn Momel" sont interpellés entre 11h et 12h devant Sonko. Ceux qui prennent des taxis sont bloqués par la police, qui contrôle toutes les rues. La population est empêchée de parler, de se faire entendre, malgré des démarches pacifiques.
Réunis au terrain Sacré Cœur, les victimes racontent l’ampleur du drame « Plus de 500 maisons détruites. Quand tu tues les maisons, tu tues les personnes … » dixit Mme GUEYE Les héritiers exigent la suspension immédiate des démolitions, la protection de leurs biens et une intervention directe du gouvernement.
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