Au mépris du droit international, l'administration Trump est intervenue militairement au Venezuela pour enlever le président Nicolás Maduro et son épouse. Cette intervention militaire a violé littéralement la souveraineté d'un pays et la Charte des Nations-Unies. Peut-on vouloir la paix et agresser un pays souverain sur la base d'accusations inventées de toutes pièces ? L'interventionnisme américain est un coup dur porté à la stabilité du monde. 80 ans après la création de l'ONU, la loi du plus fort semble avoir encore pignon sur rue dans le monde. Sur quelle base légale un État, si puissant soit-il, doit-il intervenir dans un autre pays ?
Même si certains alliés de Trump ont approuvé son action au Venezuela, la plupart des réactions à travers le monde ont condamné une violation de la souveraineté d'un État. Dans tous les cas, rien ne peut justifier une telle action, quelles que soient les arguties brandies par Trump. Ce qui s'est passé au Venezuela n'est rien d'autre qu'un gangstérisme d'État. Donald Trump avait toute la latitude de trouver un compromis avec le Venezuela à travers un cadre de dialogue et de concertations. Cette intervention anéantit l'image d'homme de paix dont il se targue.
Au titre des réactions, en Afrique, c'est l'Union africaine qui, à travers un communiqué, a réaffirmé son « engagement inébranlable » aux principes fondamentaux du droit international, notamment le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à l'autodétermination, tels qu'inscrits dans la Charte des Nations Unies. « L'Union africaine souligne l'importance du dialogue, du règlement pacifique des différends et du respect des cadres constitutionnels et institutionnels, dans un esprit de bon voisinage, de coopération et de coexistence pacifique entre les nations. L'Union africaine insiste sur le fait que les défis internes complexes auxquels fait face le Venezuela ne peuvent être traités de manière durable que par un dialogue politique inclusif entre les Vénézuéliens eux-mêmes », peut-on lire dans le communiqué. L'organisation régionale a invité l'ensemble des parties concernées « à faire preuve de responsabilité et de respect du droit international » afin « de préserver la paix et la stabilité régionales ».
L'Afrique du Sud a évoqué une violation manifeste de la Charte des Nations Unies, tout en précisant que le droit international proscrit toute intervention militaire extérieure dans les affaires internes d'un État souverain.
CGTN
-
[ Images] Palais de la République : Diomaye Faye reçoit les vœux de Nouvel An du Corps diplomatique
-
Capture de Maduro : Cuba publie la liste officielle des 32 agents de sécurité tués par les forces américaines
-
Saly sous tension : six élus locaux jugés pour appel à la violence, 12 millions d’amende et 2 mois avec sursis
-
Affaire des 6 élus locaux de Saly : aveux partiels, lourdes accusations et 20 millions réclamés...
-
Campagne arachidière 2025 catastrophique : Ibrahima Hamidou Dème impute la responsabilité au Premier ministre



