Saly sous tension : six élus locaux jugés pour appel à la violence, 12 millions d’amende et 2 mois avec sursis


Le tribunal a rendu son verdict dans l’affaire impliquant six élus locaux de Saly, poursuivis à la suite de violents incidents sur fond de litige foncier avec la Société d’Aménagement et de Promotion Touristique du Sénégal (SAPCO).
 
Les prévenus, Penda Seck, Babacar Guèye, Ibrahima Djigal, Ndongo Fall (président de la zone 7C de Saly), Famara Dioly Sané et Bécaye Dieng, étaient poursuivis pour incitation à la participation à une manifestation non autorisée, troubles à l’ordre public, vandalisme et destruction de biens appartenant à autrui.

 
Selon les débats d’audience, l’affaire trouve son origine dans un différend foncier portant sur trois hectares de terres, dont les mis en cause estiment avoir été spoliés. Ce conflit qui les oppose à la SAPCO, a donné lieu à de multiples appels à la mobilisation sur les réseaux sociaux, à travers des messages audios jugés incendiaires par la partie civile.
 
 
Les trois hectares litigieux avaient été mis à la disposition de Dame Fall pour l’organisation d’une foire. Après l’installation du matériel, le site a été saccagé par un groupe d’individus, entraînant une montée de tension dans la zone. Des affrontements ont alors éclaté entre les forces de défense et de sécurité et des populations, aggravant la situation sécuritaire à Saly.
 
 
 
À la barre, les prévenus ont adopté des positions contrastées.
Penda Seck et Famara Dioly Sané ont reconnu avoir tenu des propos appelant à aller saccager les installations.
Ibrahima Djigal et Babacar Guèye ont admis avoir demandé aux populations d’envahir le site, tout en niant toute incitation directe aux saccages.
De son côté, Ndongo Fall a contesté toute implication dans les appels à la violence.
Les débats ont également évoqué un projet d’incendie de l’hôtel Savana, un site appartenant à l’État du Sénégal, un élément jugé particulièrement grave par la partie civile.
 
 
Après délibéré, le tribunal a finalement déclaré les six élus coupables, les condamnant à deux mois de prison avec sursis assortis d’une amende de 12 millions de francs CFA. Une décision judiciaire qui vient clore, au moins sur le plan pénal, une affaire ayant fortement secoué la commune de Saly et ravivé les tensions autour de la gestion du foncier.
Mardi 6 Janvier 2026
Dakaractu



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