Affaire des 6 élus locaux de Saly : aveux partiels, lourdes accusations et 20 millions réclamés...


Les six élus locaux de Saly, Penda Seck, Babacar Guèye, Ibrahima Djigal, Ndongo Fall (président de la zone 7C de Saly), Famara Dioly Sané et Bécaye Dieng, ont comparu mardi dernier devant le tribunal dans une affaire mêlant litige foncier, appels à la mobilisation et troubles graves à l’ordre public.
Le procès a été suivi par l’équipe de Dakaractu Mbour. Ils sont poursuivis pour incitation à la participation à une manifestation non autorisée, actes de vandalisme, troubles à l’ordre public et destructions de biens appartenant à autrui.
 
À l’origine de cette affaire, un différend foncier opposant les mis en cause à la Société d’Aménagement et de Promotion Touristique du Sénégal (SAPCO). Les prévenus dénoncent la spoliation de trois hectares de terres, une situation qui a suscité une vive tension au sein des populations de Saly.
Selon l’accusation, les élus auraient utilisé les réseaux sociaux pour appeler à la résistance et au combat, menaçant ainsi de troubler l’ordre public.
 
Les trois hectares litigieux avaient été mis à la disposition de Dame Fall pour l’organisation d’une foire. Après l’installation du matériel, un groupe d’individus est venu saccager les lieux, provoquant par la suite de violents affrontements entre les forces de défense et de sécurité (FDS) et des populations.
 
 
À la barre, les versions ont varié selon les prévenus. Ndongo Fall a nié toute incitation à la violence ou aux saccages. Penda Seck et Famara Dioly Sané ont reconnu avoir, dans des audios, appelé à aller saccager les installations. Ibrahima Djigal et Babacar Guèye ont admis avoir demandé aux populations d’envahir les lieux, tout en rejetant toute incitation aux actes de vandalisme.
 
 
Des débats d’audience, il est également ressorti que les mis en cause auraient prévu d’aller incendier l’hôtel Savana, un site appartenant à l’État du Sénégal, un élément jugé particulièrement grave par la partie civile.
 
20 millions réclamés, la relaxe demandée
 
Pour la partie civile, Me Deh a réclamé la somme de 20 millions de francs CFA en réparation du préjudice subi.
En face, Me Sène, avocat de la défense, a plaidé la relaxe au bénéfice du doute, estimant que les charges retenues ne permettent pas d’établir avec certitude la responsabilité pénale de ses clients.
L’affaire a été mise en délibéré. Les six élus restent désormais dans l’attente de la décision du tribunal.
Mardi 6 Janvier 2026
Dakaractu



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