Homicide involontaire : sauvagement heurtée par un camion-citerne, Fatou Ndoye perd la vie sur le coup.


Âgé d'une vingtaine d'années et originaire du Mali, Mamadou T. a été attrait à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour répondre des faits d’homicide involontaire. Conducteur de poids lourds depuis 2015, Mamadou qui effectue de temps en temps le trajet Bignona - Dakar avec son camion citerne, est connu pour n’avoir jamais eu d'antécédents judiciaires jusqu’au jour où il a commis l’irréparable causant la mort de la jeune Fatou Ndoye. L’accusé a été jugé, ce 14 février pour son délit.
En effet, après quelques kilomètres de route à bord de son véhicule, le jeune homme a confié voir sur le trottoir un groupe de passagers qui essayaient de traverser, ce qui lui a valu le fait de marquer un stop pour leur céder le passage. Après quelques minutes de pause, Mamadou avait changé de vitesse afin de reprendre sa route, sans la moindre attention, il percuta avec violence la dénommée Fatou Ndoye qui, tardivement, avait entamé la traversée en précipitant son geste pour aussi joindre l'autre bout de la route, une attitude qui lui sera, malheureusement, fatale.
« Après m'être arrêté pour permettre aux piétons de traverser, j'ai marqué un temps d’arrêt avant de repartir en mettant la vitesse au second niveau, c'est là que j'ai réalisé que j'ai heurté un individu », a expliqué au juge Mamadou T.
Surpris, le juge a tenté de l’interpeller sur son action de redémarrage du véhicule et lui lance : « Une voiture se démarre avec la première vitesse, mais comment peux-tu dire que tu as redémarré avec une deuxième de vitesse allant jusqu'à heurter avec autant de force quelqu'un et causer sa mort », lui dit-il.
Pour être plus explicite, Mamadou déclara qu'il détenait une voiture à levier et le seul et unique moyen de reprendre route après arrêt, c'était de démarrer avec la deuxième de vitesse.
Reconnaissant ses faits, Mamadou a bénéficié d'une application bienveillante de la loi pénale après une plaidoirie de son conseil.
 
 
 
Le prévenu a été déclaré coupable et condamné à 3 mois d'emprisonnement ferme plus une amende de 56.000 FCFA. Le juge a également ordonné la confiscation de son permis de conduire pour une durée d'une année.
Mardi 15 Février 2022
Dakaractu




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