Et si nous élevions le débat ? Sortir du “tesséunté” et du “défanté” (Par Mame Oumar Ndiaye)


À force de polémiques sans fin, de querelles inutiles et de critiques gratuites, nous perdons l’essentiel. Chaque jour, chaque semaine, notre pays s’embourbe dans un “tesséunté” stérile, pendant que les vrais défis restent sans réponse. Saboter, freiner, diviser… ne nous mènera nulle part. Il est temps de changer d’attitude, d’élever le débat, de nous rassembler autour de l’essentiel. Le Sénégal ne peut pas grandir dans le bruit et la confusion.

Dans les grandes productions américaines, l’Amérique triomphe toujours. Ce n’est pas un hasard : c’est une stratégie. Par l’image, ils ont bâti un mythe, forgé un rêve, vendu une vision. Ils ont compris très tôt que le cinéma et l’audiovisuel, de manière générale, peuvent être des armes d’influence massive, des outils de propagande douce.

Pendant ce temps, nous choisissons trop souvent de braquer les projecteurs sur nos failles, d’exposer nos blessures sans filtre, de faire du sensationnel notre vitrine. Nous avons fait de la critique gratuite un style, du chaos notre sujet principal. Nous montrons nos institutions fragiles, nous jetons le discrédit sur nos forces de défense et de sécurité, nous tournons en ridicule notre diplomatie. Nous banalisons les tares sociales, nous mettons en avant les mœurs et les faits divers, comme si c’était là l’essence du Sénégal.

C’est à croire que nous avons fait du mal notre message, et de la décadence notre identité.

Mais il est encore temps. Il est temps de changer de cap, de choisir la lumière plutôt que le scandale, l’ambition plutôt que la résignation. Il est temps de parler économie, redressement, patriotisme. Il est temps d’aimer le Sénégal et de le prouver, en élevant notre discours, en inspirant notre jeunesse, en bâtissant des récits qui élèvent.

Relevons le niveau. Aimons notre pays, sincèrement, si nous aspirons au changement véritable. Car le changement commence en chacun de nous. ALLAH (swt) nous le rappelle dans le Coran :
Inna Allāha lā yugayyiru mā biqawmin ḥattā yugayyirū mā bi’anfusihim
« En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. »
(Sourate Ar-Ra’d, verset 11)

À nous de faire ce pas intérieur. Le reste suivra, par Sa permission.

Mame Oumar Ndiaye
Fondateur Asfiyahi Télévision
Lundi 7 Juillet 2025
Dakaractu




Dans la même rubrique :