La coupe du monde de football 2026, conjointement organisée par le trio États –unis,
Mexique et le Canada se déroule du 11 juin au 19 juillet.
Le Sénégal qui fait partie des nations qualifiées à cette prestigieuse compétition est logée dans la poule I en compagnie de la France, la Norvège et l’Irak. Entrainée par Pape Bouna THIAW, l’équipe nationale y est allée avec le statut de champion d’Afrique pour avoir gagné la dernière CAN en battant le pays hôte au terme d’un match épique, en dépit d’un arbitrage jugé partisan et dont la flagrance avait fini d’émouvoir la planète toute entière.
Naturellement, les éloges et les témoignages dithyrambiques qui ont accompagné ce sacre allaient aussi à l’endroit de l'entraîneur, tant et si bien qu’il a su faire les choix opportuns, quoique l’effectif regorgeait de talents faciles à diriger.
C’est pourquoi, en se rendant au mondial, les espoirs que le peuple sénégalais portait sur cette équipe étaient parfaitement légitimes. Certes, elle est tombée sur du lourd, mais il n’en demeure pas moins que la richesse du groupe est de nature à pouvoir rivaliser avec n’importe quel autre onze.
Dès lors, les performances de l’équipe étaient tributaires de la possibilité de l'entraîneur à se hisser au rang des grands techniciens capables de s’adapter aux exigences du haut niveau tant du point de vue des joueurs à sélectionner que de celui des tactiques à élaborer au cours des différentes rencontres.
Malheureusement, Monsieur Pape THIAW a fini de démontrer que le titre continental remporté récemment, relève beaucoup plus de la chance et du talent du groupe dont il disposait plutôt que de sa présumée expertise.
En effet, déjà au moment de convoquer les vingt-six (26) joueurs devant se rendre aux USA, certains cadres souffraient de problèmes physiques pour avoir été éloignés des pelouses pendant plusieurs semaines, suite à des blessures contractées dans leurs championnats respectifs. A cet instant précis, le débat sur leur sélection a commencé à faire rage d’autant plus que des alternatives crédibles lui étaient servies. L’écrasante majorité des spécialistes proposait Malang SARR, le sociétaire de Lens (ligue 1 française) comme plan B. L'argument hypocrite qui a écarté ce dernier est dénué de tout fondement. La grosse qualité de la saison effectuée cette année a convaincu tous les sachants, et l’idée consistant à lui opposer son ancienne préférence à la France est tout simplement sordide ou saugrenue. Elle dénote d’une forme de complexe et d’hautaineté inavoués.
Si l’on peut à la limite comprendre le côté émotionnel des choix opérés, l’attitude la plus normale serait tout de même de sélectionner SARR tout en maintenant celui dont l’aptitudephysique laisse à désirer et dont la décision de se départir de lui est dure, eu égard aux innombrables services rendus antécédemment.
Malgré tout, il campe sur sa décision. Qu’à cela ne tienne !
D’autre part, Monsieur Pape THIAW méconnaît hélas l’importance des matchs amicaux en prélude à ce genre de compétition. Au vu des classements effectués lors de ces joutes, tout porte à croire qu’il s’adonnait à de simples revues des troupes et non à exploiter l’occasion de déceler les failles de l’équipe en vue d’apporter les corrections idoines. A quoi ça sert de titulariser, durant ces rencontres amicales, des joueurs comme Chérif NDIAYE et Mamadou SARR, dont la probabilité de fouler la pelouse est quasi nulle ? S’il avait joué ces matchs-là avec tout le sérieux requis, il se serait rendu compte d’une bonne partie des errements susceptibles de gangrener ses performances.
Pour rappel, lors du mondial 2002, feu Bruno METSU avait opté pour un axe central composé de Aliou CISSE et de Lamine DIATTA. C’est juste à la veille du démarrage de ladite compétition, qu’il a procédé au changement crucial qui consistait à finalement jeter son dévolu sur le duo Pape Malick DIOP et Lamine DIATTA, et décaler capitaine Cissé juste entre cette charnière et le milieu de terrain composé naguèrede Salif DIAO, Pape SARR et Khalilou FADIGA. Il venait ainsi de comprendre, à travers ses dernières rencontres amicales, et sur la base des alertes de tous les spécialistes avertis, que le tandem originel ne ferait pas l’affaire et que cet amendement était nécessaire. La suite on la connaît !
Hélas avec Pape THIAW, que nenni ! Ironie du sort, il faisait partie de cette épopée durant laquelle, la seule et unique action qu’on retient de lui d’ailleurs, est cette talonnade hasardeuse contre la Suède qui a valu à Henri CAMARA son but en or.
Lors du premier match contre la France le 16 juin 2026, contre toute attente, il titularise dans l’axe central son capitaine emblématique, dont le défaut de rythme physique et d’automatismes requis à ce niveau de la compétition ne souffraient d’aucun doute. Kalidou COULIBALY, puisque c’est de lui qu’il s’agit, en dépit de ses quarante-cinq premières minutes correctes, venait de vivre en deuxième mi-temps un calvaire inoubliable face à Kylian MBAPPE et Bradley BARCOLA, avec à la manette le maestro Michael OLISE. Le défaut de fraîcheur physique est passé par là. La même remarque était valable pour le milieu de terrain défensif Idrissa Gana GUEYE.
Entre-temps, le grand Didier DESCHAMPS qui avait été neutralisé jusque-là, avait procédé aux changements tactiques nécessaires pour en finir avec son vis-à-vis du jour. L’apprenant Pape THIAW quant à lui, persistait sans raison dans ses convictions. Pourtant au même moment, il suffisait de faire des ajustements pour éventuellement se tirer d'affaires. Abdoulaye SECK, Pathé CISS et Bara Sapako NDIAYE pouvaient valablement résoudre le problème.
Qui plus est, le jeune Ibrahima MBAYE, Ilimane NDIAYE et Habib DIARRA devaient obligatoirement faire leur entrée en remplacement d’Ismaël SARR, Lamine CAMARA et Sadio MANE qui également n’étaient pas dans le match.
Le moment choisi pour enfin se décider à les changer était trop tard et le match s’est terminé sur une défaite amère de 3 buts à 1.
Le 22 juin 2026, contre la Norvège, le fameux Pape THIAW reconduit, à la surprise générale, son onze de départ d’il y a six (06) jours avec encore un certain Kalidou COULIBALY,malgré tous les commentaires, critiques et suggestions qui ont émané du premier match. Aucun enseignement n’a été tiré de sa débâcle comme s’il ne devait pas en découdre avec des mastodontes du ballon rond qui ont noms Herlings HAALAND, Martine ODEGAARD ou encore Alexander SORLOTH pour ne citer que ceux-là.
Le comble est que COULIBALY lui-même, en pleine possession de ses facultés et en toute lucidité, a reconnu ses limites devant le monde entier, en déclarant en pleine interview qu’il était incapable de tirer son épingle du jeu d’un point de vue physique.
Chez notre Pape THIAW national, l’aveu n’est certainement pas la reine des preuves !
Dès l’entame du match, bis répétita. COULIBALY, pendant tout le temps qu’il était sur le terrain, a bu le calice jusqu’à la lie, et a été incontestablement le responsable attitré des trois (03) buts encaissés par l’équipe sénégalaise. Même les tout-petits enfants qui ne comprennent rien en football en font une chanson.
Six (06) buts encaissés en seulement deux (02) matchs, pour un potentiel aussi riche et varié, constitue une honte à son paroxysme.
Au demeurant, en refusant de laisser COULIBALY sur le banc et du côté de l’attaque de faire confiance en Ibrahima MBAYE la nouvelle coqueluche du football sénégalais, Pape THIAW a décidé de défier le peuple. Il s’est passé de manière tout à fait absurde et déplorable des exploits de ce gamin dont le côté compulsif n’est plus à démontrer. N’est-ce pas à cause de son jeune âge ? Le cas échéant, il serait légitime à plus d’un titre,de gratifier Pape THIAW d’un stage substantiel auprès de son homologue marocain qui lui, s’appuie fièrement sur le très jeune Ayyoub BOUDDI. Ce gosse évoluant à Lille, n’est pas loin d’exploser le mondial du haut de ses 18 ans seulement.
Les supporters sénégalais et par ricochet le peuple tout court souffre des scores concédés par son équipe nationale à cause d’un seul homme de par l’émotion, l’entêtement injustifié et l’égo surdimensionné dont il a fait montre.
Il s'ajoute qu’un tel comportement peut pousser les jeunes prodiges à être dubitatifs quant à leur future décision d’intégrer la tanière ou de continuer l’aventure avec elle.
L’équipe nationale de football n’est ni l’affaire d’un seul gars encore moins le titre foncier de qui que ce soit.
Pour n’avoir pas compris cela, Monsieur Pape THIAW, est en train de nous faire subir la pire des humiliations en coupe du monde.
Le limogeage immédiat et sans condition de ce simulacre de coach pour ne pas dire cet entraîneur de « navétanes » doit être la moindre des décisions de la part des décideurs du football sénégalais.
Un citoyen épris de foot
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