Diourbel: Macky face à 100 équations

Macky devra s’attaquer, pour ce qui concerne la région de Diourbel, au moins à une centaine de problèmes. Le département de Diourbel, localité pauvre, sale et déserte, se taille la part du lion même si Touba, Mbacké et Bambey ne manquent pas de difficultés. Ce Conseil des ministres sera, à coup sûr, l’un des plus longs, à moins que le Gouvernement ne veuille frôler les équations soumises à son expertise.


Diourbel: Macky face à 100 équations
Le Conseil des ministres, de ce jeudi, peut être perçu comme l’unique occasion pour les populations de Diourbel, Bambey, Mbacké et Touba de lister, à l’intention des Gouvernants, l’ensemble des problèmes de leurs localités respectives. Une véritable aubaine, estiment certains. La capitale régionale est sans doute la localité la plus déshéritée du Baol avec un problème d’infrastructures aigu. En effet, les difficultés éprouvées par le Gouvernement pour avoir des locaux capables d’abriter le conseil interministériel et le Conseil des ministres prouvent à bien des égards le dénuement de la commune de Diourbel.

Diourbel….

Aucun hôtel digne de ce nom n’est, en effet, disponible dans la localité. Mis à part ce fait majeur, il y a l’enclavement extrême de certains quartiers, l’état chaotique du tronçon Diourbel-Bambey, témoin d’une vingtaine d’accidents tous les ans, à cause des nids de poule et de son étroitesse, l’inaccessibilité de plusieurs villages à cause d’un manque criard de pistes, le défaut d’éclairage public, l’électrification rurale presque inexistante, le manque d’eau potable en zone rurale comme urbaine, le problème d’assainissement dans la commune de Diourbel, l’absence de canalisation pour le drainage des eaux usées, même en période de saison sèche, l’état piteux du Palais de justice qui a provoqué récemment le courroux des travailleurs, l’absence de structures sanitaires efficaces et proches des populations, la cherté des prestations à l’hôpital régional Heinrich Lübke, le manque de matériel de cette structure, l’accaparement des terres dans le monde rural par de gros bonnets, l’indisponibilité de semences de qualité, le non-renouvellement du matériel agricole, la non-revalorisation de l’institut national de recherche agronomique, la nécessité de disposer de bassins artificiels, la question des infrastructures éducatives, avec un taux brut de scolarisation de 59%, la surcharge du lycée technique Cheikh Ahmadou Bamba, le manque de collèges capables d’accueillir de nouveaux élèves, les difficultés liées au transport des potaches, l’inexistence d’un transport urbain efficient, la mort presque inéluctable, selon les observateurs, de la Sunéor, le chômage aigu des jeunes, l’absence d’entreprises et d’usines…

Bambey…

Comme Diourbel, Bambey n’est riche d’aucune infrastructure. La ville n’a aucune structure médicale susceptible de satisfaire la demande, encore moins de matériels médicaux haut de gamme, les malades sont pour la plupart transférés vers Thiès. La seule salle disponible au niveau du dispensaire sert à la fois pour les opérations chirurgicales et les accouchements. La ville de Pape Diouf et d’Aïda Mbodj souffre aussi d’un manque d’infrastructures routières. Aucune route principale, ni secondaire n’est visible à Bambey. Les artères de la commune sont inondées pendant l’hivernage à cause de l’absence de canalisations. Les nuits sont sombres à cause d’un défaut d’éclairage public ce qui entraine une insécurité galopante. La commune ne dispose pas, en effet, d’un nombre suffisant de gendarmes et de policiers capables d’annihiler les activités des malfaiteurs. L’agriculture n’est pas mieux lotie ; le caractère argileux des sols, ajouté à l’inactif soutien de l’État, freine les activités paysannes et réduit les agriculteurs à la pauvreté. Dans certains villages, des paysans détiennent, par devers eux des bons jusqu’à ce jour impayés. Bambey ne dispose pas par ailleurs d’un stade fonctionnel capable d’abriter des rencontres sportives de haut niveau, d’où la colère récurrente des jeunes. La seule bouée de sauvetage qui restait aux habitants, est le Cnra qui est en train de couler.

Mbacké…

En plus d’une absence d’assainissement, Mbacké est la ville du Sénégal qui connait le plus de problèmes fonciers. Tous les jours, des conflits relatifs à la terre font l’actualité. Avec l’avènement des « Santhianns » (nouvelles extensions géographiques), l’on a noté un réel problème d’urbanisation et de lotissement. Ces nouvelles habitations ne disposent ni d’eau, ni d’électricité encore moins de routes. Leurs sorties médiatiques répétées de leurs habitants, pour réclamer des structures médicales, des écoles, des forages, des marchés ont été toutes vaines.

Touba…

La reprise imminente des chantiers bloqués depuis 3 ans est certainement la priorité au niveau de la cité. Mor Ngom, le ministre des Infrastructures a compris cela en annonçant le redémarrage des travaux. Il y a aussi l’épineuse équation de l’assainissement, le lancinant problème de l’eau et de sa qualité douteuse, le récurrent problème de la sécurité, le manque d’infrastructures médicales au vu de la forte densité de la population, la gestion inexperte de la communauté rurale qui pourtant voudrait se voir attribuer de nouvelles prérogatives liées à un statut spécial désiré, le désenclavement de certaines zones, le chômage des jeunes, l’impunité, la lourdeur des procédures administratives pour l’ouverture de l’abattoir, la cherté des services au niveau de l’hôpital Matlaboul Fawzaini, la mort inéluctable des petits paysans face au diktat des grands producteurs etc…

Mama Moustapha MBAYE (Correspondance)
Jeudi 26 Juillet 2012
Loffice




1.Posté par Séminaire Gestion des conflits le 26/07/2012 09:41
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2.Posté par Jeanne le 26/07/2012 10:51
Mille equations peut etre non?



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