Le régime militaire au pouvoir au Burkina Faso a annoncé jeudi vouloir dissoudre les partis politiques, dont les activités étaient suspendues depuis la prise du pouvoir par la junte en 2022.
Le capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir en septembre 2022 en renversant une autre junte déjà au pouvoir et a sévèrement accru la répression des voix dissidentes depuis.
"Le gouvernement estime que la multiplication des partis politiques a entraîné des dérives, favorisant la division des citoyens et fragilisant le tissu social", a estimé la présidence du Burkina Faso dans un compte-rendu du conseil des ministres.
Un projet de loi visant à dissoudre les partis politiques sera donc "transmis à l'Assemblée législative de transition dans les meilleurs délais", a indiqué le ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité Émile Zerbo, qui a annoncé la décision, souhaitant que "le patrimoine des partis dissous soit dévolu à l'État".
M. Zerbo a expliqué que cette décision faisait suite "à un diagnostic profond du système partisan qui a relevé de nombreuses dérives dans l'application du régime juridique des partis et formations politiques de notre pays".
La dissolution des partis politiques "vise donc à préserver l'unité nationale, renforcer la cohérence de l'action gouvernementale, ouvrir la voie à une réforme du mode de gouvernance politique", a-t-il poursuivi.
Les activités des partis politiques étaient suspendues depuis le coup d'État du 30 septembre 2022, le deuxième en huit mois, ayant porté au pouvoir le capitaine Traoré.
Avant ce coup d'État, le Burkina Faso était dirigé depuis janvier par un autre militaire putschiste, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Les partis politiques n'avaient alors pas le droit d'organiser des réunions publiques mais pouvaient maintenir leurs activités.
M. Damiba, accusé par la junte actuelle d'être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch, a récemment été extradé le 20 janvier du Togo, où il s'était réfugié, vers le Burkina.
Le régime du capitaine Traoré, qui défend une politique dite souverainiste, anti-impérialiste et décoloniale, assume "ne pas être une démocratie".
M. Traoré, qui revendique une politique tournant le dos aux puissances occidentales, la France en tête, a fait adopter en mai une charte lui permettant de rester cinq ans de plus au pouvoir.
Le capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir en septembre 2022 en renversant une autre junte déjà au pouvoir et a sévèrement accru la répression des voix dissidentes depuis.
"Le gouvernement estime que la multiplication des partis politiques a entraîné des dérives, favorisant la division des citoyens et fragilisant le tissu social", a estimé la présidence du Burkina Faso dans un compte-rendu du conseil des ministres.
Un projet de loi visant à dissoudre les partis politiques sera donc "transmis à l'Assemblée législative de transition dans les meilleurs délais", a indiqué le ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité Émile Zerbo, qui a annoncé la décision, souhaitant que "le patrimoine des partis dissous soit dévolu à l'État".
M. Zerbo a expliqué que cette décision faisait suite "à un diagnostic profond du système partisan qui a relevé de nombreuses dérives dans l'application du régime juridique des partis et formations politiques de notre pays".
La dissolution des partis politiques "vise donc à préserver l'unité nationale, renforcer la cohérence de l'action gouvernementale, ouvrir la voie à une réforme du mode de gouvernance politique", a-t-il poursuivi.
Les activités des partis politiques étaient suspendues depuis le coup d'État du 30 septembre 2022, le deuxième en huit mois, ayant porté au pouvoir le capitaine Traoré.
Avant ce coup d'État, le Burkina Faso était dirigé depuis janvier par un autre militaire putschiste, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Les partis politiques n'avaient alors pas le droit d'organiser des réunions publiques mais pouvaient maintenir leurs activités.
M. Damiba, accusé par la junte actuelle d'être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch, a récemment été extradé le 20 janvier du Togo, où il s'était réfugié, vers le Burkina.
Le régime du capitaine Traoré, qui défend une politique dite souverainiste, anti-impérialiste et décoloniale, assume "ne pas être une démocratie".
M. Traoré, qui revendique une politique tournant le dos aux puissances occidentales, la France en tête, a fait adopter en mai une charte lui permettant de rester cinq ans de plus au pouvoir.
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