Avortement clandestin et fœtus disparu à Gadaye : un couple au cœur d’une affaire glaçante


Une affaire aussi troublante que bouleversante secoue le quartier Sar de la cité Gadaye. Selon L’Observateur, une femme divorcée de 33 ans et son compagnon ont été interpellés puis placés en garde à vue pour avortement clandestin, à la suite de la disparition mystérieuse d’un fœtus âgé de quatre mois.
 
Les faits se seraient déroulés dans la nuit de mardi à mercredi, dans un immeuble en location du quartier Sar. D’après les premiers éléments de l’enquête rapportés par L’Observateur, A. Samb, connue sous le surnom de A. Laye, divorcée et mère de deux enfants, aurait interrompu clandestinement une grossesse avancée, issue de sa relation avec son petit ami, O. Sylla, livreur de profession.
 
Tout a commencé par un appel anonyme adressé au poste de police de Wakhinane-Nimzatt. Le signalement faisait état de gémissements persistants d’une femme enceinte, évoquant des contractions ou un accouchement, entendus durant toute la nuit dans un appartement de l’immeuble concerné. Alertés, des éléments de la police, en civil, se rendent sur les lieux en fin de journée afin de vérifier l’information.
 
Sur place, les enquêteurs se présentent dans un appartement situé au premier étage de l’immeuble. Accueillis par un occupant, ils demandent à voir la nommée A. Laye. Après de longues minutes d’attente dans le salon, les policiers, intrigués par des voix provenant d’une chambre, décident d’y accéder. Ils y découvrent la jeune femme, le corps frêle, enveloppé dans un grand drap.
 
Au pied du lit, l’attention des limiers est attirée par un sachet pharmaceutique contenant une ordonnance médicale ainsi qu’une échographie obstétricale datée du 5 janvier dernier. Les documents révèlent une grossesse estimée à quatre mois. Interrogée, A. Laye évoque vaguement un malaise, affirmant être simplement souffrante. Elle déclare vivre chez sa tante, une vendeuse du quartier, en l’absence de son mari, installé en Gambie.
 
Alertée par les policiers, la tante arrive précipitamment sur les lieux. D’abord surprise par la présence des forces de l’ordre, elle affirme ignorer les faits. Mais après un entretien à l’écart avec les enquêteurs, elle finit par reconnaître que l’avortement a bel et bien eu lieu. Selon ses révélations rapportées par L’Observateur, sa nièce entretenait depuis quelque temps une relation avec un jeune homme qui l’aurait mise enceinte.
 
Toujours selon la tante, le compagnon aurait récupéré le fœtus sans vie après l’expulsion, avant de le faire disparaître dans un lieu encore inconnu. Il serait ensuite revenu avec des remèdes traditionnels et de la nourriture, allant jusqu’à prodiguer des massages à la jeune femme, visiblement affaiblie.
 
Sur instruction des policiers, la tante contacte le mis en cause. O. Sylla, 38 ans, domicilié à Yeumbeul, se présente à l’appartement. Face aux enquêteurs, il tente de minimiser son implication, soutenant que la décision d’interrompre la grossesse revenait exclusivement à A. Laye, et qu’il se serait limité à lui porter assistance.
 
Les deux protagonistes sont finalement conduits au poste de police de Wakhinane-Nimzatt, où ils sont placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les auditions se sont poursuivies tard dans la soirée.
Jeudi 29 Janvier 2026
Dakaractu



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