« Il faut arrêter de dire rétention. Aujourd’hui, on a mis en place plus de 1600 bureaux de vote supplémentaires pour que les Sénégalais puissent voter convenablement. On a mis en place un nombre important de commissions pour distribuer les cartes. Les cartes sont produites à hauteur de six millions. Il faut arriver à les distribuer. Il ne faut pas prendre un président de commission, chargé de distribuer les cartes, et l’accuser de circuler avec seulement quelque mille cartes. L’opposition doit arrêter ces simagrées. C’est prendre les Sénégalais pour des irresponsables. Vous croyez que si quelqu’un veut faire circuler des cartes il va les donner à un président de commission qui marche dans la rue en pleine journée. Vous croyez qu’un Etat, avec tous les moyens qu’il a, ne peut pas faire autrement s’il veut dissimuler des cartes. Les Sénégalais savent que depuis très longtemps qu’on ne peut pas voler des élections au Sénégal. Cela n’existe pas ici. Le Sénégal n’est pas un Etat bananier où on peut tricher et voler des élections. Tout le monde le dit. Quand il était au pouvoir, le président Wade disait qu’on ne peut pas voler des élections au Sénégal. Sinon il n’aurait pas perdu en 2012. On vote depuis 1848 », s’est laissé convaincre celui qui est devenu ministre conseiller auprès du chef de l’Etat depuis qu’il a quitté le gouvernement.
Dès lors, déduit Monsieur Mbaye : « Le problème qu’il faut poser : est-ce qu’il y a une certaine lenteur dans la distribution des cartes ? » A cette question, il répond : « Prenons l’effort qui est fait de l’autre côté pour accélérer la distribution des cartes. Ecoutez ce que dit le ministre de l’Intérieur. Il dit qu’on est en train de faire l’essentiel des efforts possibles pour arriver à distribuer les cartes. J’ai entendu parler de cette initiative de la société civile qui dit qu’arrivé à la date limite, on devrait prendre les dispositions pour que quelqu’un qui a son récépissé et qui n’a pas eu le temps de recevoir sa carte biométrique puisse voter. On ne reçoit pas une carte biométrique comme on reçoit une carte ordinaire. Il y a une procédure pour recevoir une carte biométrique », tranche-t-il. N’excluant pas que certains Sénégalais puissent accomplir leur devoir civique avec les récépissés ou avec les anciennes cartes.
Sur un autre registre, il a milité pour une rationalisation des partis politiques sénégalais en faisant en sorte que les formations qui peinent à dépasser la barre des 1 % en intègrent d’autres plus importantes par la taille électorale. « Il faut que nos politiciens apprennent à être sérieux. Certains partis sont fictifs et n’ont pas même pas d’adresse physique au Sénégal », conclut-il.
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