Le M23 et la famille de Mamadou Diop, veulent que justice soit rendue au défunt, tué lors des manifestations préélectorales de la Présidentielle de 2012. Pour Alioune Tine et Cie, cette mort ne doit pas être oubliée et doit être commémorée le 31 janvier. Le coordonnateur national du Mouvement du 23 juin (M23) ne veut pas d’un oubli de la mort de Mamadou Diop. Lors de la conférence de presse de la famille du défunt, hier, Alioune Tine a déclaré : «Des gens sont morts, des gens ont payé de leur vie pour la préservation des valeurs de la République. Nous ne devons pas l’oublier, les Sénégalais n’ont pas le droit d’être ingrats et amnésiques.» Le coordonnateur de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme, Me Assane Dioma Ndiaye, lui, estime que «Mamadou Diop doit entrer au panthéon des immortels ; il a combattu pour nous tous, pour la jeunesse de ce pays».A cette occasion, les anciens élèves du défunt- il était enseignant- ont massivement fait le déplacement, arborant les couleurs de leurs écoles respectives. «Il (Mamadou Diop) était plus qu’un professeur», dira l’une d’elles qui n’a pu assécher ses larmes. Un jeune garçon de 16 ans, tout aussi en larmes, de témoigner : «Mamadou Diop est pour nous à la fois un professeur, un père et un grand-frère.»
«C’est lorsqu’elle est dos au mur que la bête montre sa véritable nature»
Le père du «Martyr du 31 janvier 2012», lui, est resté stoïque, se consolant de remettre «tout entre les mains de Dieu, l’omnipotent et l’omniprésent qui crée et qui reprend quand et comme il veut». Mama Diop souhaite, cependant, que justice soit faite après avoir constaté un an jour pour jour que «le dossier n’ait pas connu d’évolution significative». Le président du Mouvement pour la citoyenneté africaine (Mca), porté sur les fonts baptismaux par les anciens camarades de classe de feu l’étudiant Mamadou Diop, d’ajouter : «Certes le ministre de Justice nous a reçus, certes elle nous a assurés de son total et indéfectible soutien pour la manifestation de la vérité, mais, dans les faits, rien n’a vraiment bougé.» Demba Diop ne décolère pas contre l’ancien commissaire central de Dakar, qui dirigeait les opérations de maintien de l’ordre. «On a cherché à exfiltrer Harouna Sy pour l’enrôler dans une mission de maintien de la paix Onusienne au Darfour, alors qu’il est nommément visé par une plainte dans le cadre de cette affaire. Et quand des organisations de défense des droits de l’Homme ont alerté Ban Ki Moon (le secrétaire général de l’Onu), M. Sy a eu l’outrecuidance de déposer une plainte et de demander, en guise de réparation, 2 milliards. Le ridicule ne tuant point, cette plainte a été diligentée en deux semaines alors que celle de Mama-dou Diop traîne toujours», s’indigne-t-il. Le coordonnateur du Mca d’avertir : «C’est lorsqu’elle est dos au mur que la bête montre sa véritable nature.»
Le programme de la commémoration de la mort de Mamadou Diop démarre le 31 janvier par une marche dont le point de chute est la préfecture de Mbour. Selon le coordonnateur du M23 de cette ville natale du défunt, Mohammed Barro, un mémorandum sera déposé entre les mains du chef de l’Exécutif départemental. Ensuite, il y aura un récital du coran avant la cérémonie d’hommage en présence des sommités du mouvement du 23 juin.
«C’est lorsqu’elle est dos au mur que la bête montre sa véritable nature»
Le père du «Martyr du 31 janvier 2012», lui, est resté stoïque, se consolant de remettre «tout entre les mains de Dieu, l’omnipotent et l’omniprésent qui crée et qui reprend quand et comme il veut». Mama Diop souhaite, cependant, que justice soit faite après avoir constaté un an jour pour jour que «le dossier n’ait pas connu d’évolution significative». Le président du Mouvement pour la citoyenneté africaine (Mca), porté sur les fonts baptismaux par les anciens camarades de classe de feu l’étudiant Mamadou Diop, d’ajouter : «Certes le ministre de Justice nous a reçus, certes elle nous a assurés de son total et indéfectible soutien pour la manifestation de la vérité, mais, dans les faits, rien n’a vraiment bougé.» Demba Diop ne décolère pas contre l’ancien commissaire central de Dakar, qui dirigeait les opérations de maintien de l’ordre. «On a cherché à exfiltrer Harouna Sy pour l’enrôler dans une mission de maintien de la paix Onusienne au Darfour, alors qu’il est nommément visé par une plainte dans le cadre de cette affaire. Et quand des organisations de défense des droits de l’Homme ont alerté Ban Ki Moon (le secrétaire général de l’Onu), M. Sy a eu l’outrecuidance de déposer une plainte et de demander, en guise de réparation, 2 milliards. Le ridicule ne tuant point, cette plainte a été diligentée en deux semaines alors que celle de Mama-dou Diop traîne toujours», s’indigne-t-il. Le coordonnateur du Mca d’avertir : «C’est lorsqu’elle est dos au mur que la bête montre sa véritable nature.»
Le programme de la commémoration de la mort de Mamadou Diop démarre le 31 janvier par une marche dont le point de chute est la préfecture de Mbour. Selon le coordonnateur du M23 de cette ville natale du défunt, Mohammed Barro, un mémorandum sera déposé entre les mains du chef de l’Exécutif départemental. Ensuite, il y aura un récital du coran avant la cérémonie d’hommage en présence des sommités du mouvement du 23 juin.
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