« Référendum Rek » : un front citoyen se dresse contre toute révision constitutionnelle sans l’aval du peuple


Un nouveau front de contestation citoyenne vient de voir le jour au Sénégal. Dans un communiqué conjoint rendu public le 7 janvier 2026 à Dakar, les mouvements Rappel à l’Ordre, Front de Résistance de la Diaspora Sénégalaise (FRDS), Rassemblement des Travailleurs (RTS) et Mouvement des Sénégalais Démocrates (MSD) ont annoncé la création de la plateforme « RÉFÉRENDUM REK », assortie d’un mot d’ordre clair et sans équivoque : « Touche pas à notre Constitution ».

 

Cette initiative fait suite au discours à la Nation du 31 décembre 2025 du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, au cours duquel il a exprimé son intention d’engager une réforme constitutionnelle par voie parlementaire. Une option que les signataires du communiqué jugent inacceptable au regard des principes démocratiques fondamentaux.

 

Pour ces organisations, la Constitution ne saurait être modifiée sans l’expression directe de la volonté populaire. Elles rappellent avec insistance que la loi fondamentale n’appartient ni au gouvernement, ni à une majorité parlementaire, encore moins à une Assemblée nationale à coloration partisane. « Elle appartient exclusivement au peuple sénégalais, seul détenteur de la souveraineté nationale », martèlent-elles.

 

La plateforme « RÉFÉRENDUM REK » se positionne ainsi comme un rempart contre ce qu’elle considère comme une tentative de passage en force institutionnel. Les initiateurs estiment que toute réforme constitutionnelle majeure, a fortiori celles issues des Assises de la justice, engage l’avenir de la Nation et ne peut être décidée sans un référendum populaire. Toute autre démarche serait, selon eux, une atteinte grave à l’esprit républicain, à l’État de droit et au pacte démocratique.

 

Dans leur déclaration, les mouvements à l’origine de la plateforme déclinent sans détour leur ligne rouge :

 

  • Pas de révision constitutionnelle sans référendum ;

  • Pas de confiscation de la souveraineté populaire ;

  • Pas de coup de force institutionnel.

 

 

Au-delà de la dénonciation, l’appel se veut fédérateur. Les signataires invitent les partis de l’opposition, la société civile, les syndicats, les universitaires, les journalistes, les leaders religieux et coutumiers, ainsi que toutes les forces vives de la Nation, à faire bloc autour de cette initiative citoyenne. L’objectif affiché est de transcender les clivages politiques pour défendre un principe jugé non négociable : le droit inaliénable du peuple sénégalais à décider de l’avenir de sa Constitution.

 

Dans un ton grave, le communiqué avertit que l’heure n’est ni aux calculs politiciens ni aux silences complices, soulignant que l’histoire jugera les acteurs politiques et sociaux à l’aune de leur engagement en faveur de la démocratie.

Mercredi 7 Janvier 2026
Dakaractu



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