Réglementation du transport : Les charrettes soumises dorénavant à des visites techniques et à l’achat d’une assurance.

Comme l'avait constaté la rédaction de Dakaractu lors de ses reportages intitulés : Le transport hippomobile urbain, une réalité à Dakar, où des mineurs conduisent des calèches et du reportage : Maltraitance animale au Sénégal : Qu'en disent la loi et la religion? Focus sur le point de vue des sénégalais, une partie de la population a fustigé l'exploitation de ces équidés.


Ainsi, pour apporter des solutions à la surexploitation des équidés et la réglementation du transport hippomobile, l'ONG Brooke de concert avec la Police, ont organisé ce Mardi 16 mars 2021, un atelier de vulgarisation de l’arrêté interministériel portant réglementation du transport par des véhicules à traction animale.
Cet arrêté signé par les ministères de l’intérieur et de la sécurité publique, des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, ainsi que celui de l’élevage et de la production animale, va permettre de renforcer d’abord la formation des agents de police souvent sur le terrain. À en croire le chef de division d’études, de prospective et de coopération de la direction de la sûreté publique, le commissaire Boubacar Ba : « cet arrêté va permettre sans nul doute de renforcer nos hommes en matière de protection et de bien être des équidés. Depuis plusieurs mois des formations récurrentes sont tenues ici l’Ecole Nationale de Police pour capaciter davantage nos hommes, surtout dans le cadre de la formation continue », a-t-il expliqué.  
Présentement, la quintessence de cet arrêté est de permettre d’organiser d’abord le domaine du transport hippomobile en édictant des règles qui vont permettre aux détenteurs de véhicules de se mettre en règle conformément à son article 10 qui prévoit : « tout propriétaire d’un véhicule hippomobile est tenu de présenter tous les six mois à une visite technique effectuée par la division régionale des transports terrestres chargée de délivrer un certificat d’aptitude. Cette visite a pour but de vérifier l’état de la carrosserie, de l’éclairage, de la signalisation et du harnachement ». Ensuite de permettre également le bien être des équidés. « Tout cheval résident au Sénégal doit avoir un livret sanitaire et signalétique. L’équidé utilisé à des fins commerciales doit être reconnu apte par les services de l’élevage chargé de la délivrance d’un certificat d’aptitude. Une visite spéciale obligatoire est effectuée tous les six mois pour vérifier l’état sanitaire de l’animal. Les actes sanitaires de même que les prélèvements biologiques subis par le cheval doivent être mentionnés dans le livret », précise l’arrêté interministériel à son article 12.
Mercredi 17 Mars 2021
Dakaractu



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