Niokolo Koba (PNNK) : Un retour des éléphants observé


Devenus rares dans cette partie de la sous-région, les éléphants représentent d’après la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, une population de moins de 10 000 individus, soit 2% du nombre total sur le continent africain. Aujourd’hui, environ 90% de l’aire de répartition des éléphants a été détruite dans cette région, ce qui fait qu’ils ne se rencontrent en effectif réduit que dans quelques pays comme le Burkina Faso, le Bénin, leTogo, le Ghana, la Côte d’Ivoire et la Guinée. Pour le Sénégal, d’aucuns soutiennent que l’éléphant a disparu, tellement qu’il est devenu difficile à observer. Mais alors qu’en est-il réellement ? Les éléphants sont présents au Parc national du Niokolo-Koba. Jusqu’à maintenant, les indices de leur présence sont notés au PNNK. Il s’agit d’empreintes, de crottes et même d’images capturées par caméras trap placées en des endroits précis. Plus concrètement, ce dimanche 19 janvier 2020 à 08h 52mn, un éléphant adulte en toute quiétude a été observé par une mission mixte constituée des agents du parc, de l’ONG Panthera, Petowal Mining Compagny (PMC), dans une zone reculée située entre la route nationale n°7 et le Mont Assirick. Donc l’éléphant existe encore au Sénégal bien que difficile à observer du fait de la taille réduite des effectifs et du changement de comportement de l’espèce qui ne fréquente que des zones difficiles d’accès et ne circule qu’à des heures calmes. En effet, le Plan d’aménagement et de gestion de 2018 du PNNK, donne la perspective de son retrait de la liste des sites du patrimoine mondial en péril. À ce propos, maintenir l’intégrité du parc ainsi qu’une bonne remontée de la population des espèces rares, constituent une préoccupation majeure. Au PNNK, l’éléphant était bien représenté jusque dans les années 80. À partir des années 90, il n’y a eu que des contacts isolés avec quelques individus à l’occasion d’opérations de dénombrement. Aujourd’hui les dernières données alarmistes disponibles font état de la présence d’un individu, photographié par les caméras pièges en 2013 et en 2018. Par ailleurs, d’autres indices (crottes, empreintes et restes alimentaires) rapportent l’existence d’au moins trois individus. Mais ce qu’il convient de retenir c’est qu’en tant que cible de conservation, partout où il existe à l’état sauvage, l’éléphant a toujours demeuré au cœur des priorités au Sénégal. Beaucoup d’efforts sont actuellement consentis pour lutter contre les causes de la perte de la biodiversité telles que le braconnage et la destruction des habitats. Dans ce cadre, depuis 2016, la surveillance bioécologique a été renforcée avec l’appui des partenaires techniques et financiers et le dispositif mis place a permis entre autres, de suivre, collecter et traiter différentes informations capitales. Cela permet d’augmenter la sécurité et le suivi de la faune sauvage. À ce jour, aucune espèce n’est déclarée disparue au Parc national Niokolo Koba.
Lundi 27 Janvier 2020
Dakaractu



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