Mort des 140 jeunes en mer : "Avenir Senegaal Bi Ñu Bëgg" dénonce la posture du chef de l'État et appelle à situer les responsabilités de la marine nationale.


Une situation qui devient de plus en plus inquiétante avec ces jeunes qui recommencent à emprunter la voie incertaine de l'émigration clandestine. La semaine dernière, l'explosion d'un moteur de pirogue avait fait plusieurs victimes que l'organisation internationale pour les migrations a finalement confirmé, à travers un communiqué faisant état de 140 morts sur les 200 personnes qui avaient embarqué à bord.
Le président de la République, dans un tweet, a exprimé ses regrets face au chagrin des familles éplorées. Une attitude que la plateforme  "Avenir Senegaal Bi Ñu Bëgg" à travers son communiqué va déplorer.  " Nous déplorons le manque de courage du président de la République, d’affronter le regard des sénégalais pour leur annoncer l’ampleur de la catastrophe, le nombre de victimes et l’étendue de sa propre responsabilité". Parallélement, le communiqué ajoute que " la responsabilité de la marine nationale n'est pas également à être perdue de vue". 

 Pour "Avenir Senegaal Bi Ñu Bëgg", le président Macky Sall a, encore une fois, brandi un contre-feu en annonçant un remaniement ministériel qu’aucune urgence ne dicte. D'aitant plus qu'avec le Maouloud et le Toussaint, "nous aurions dû être en période de deuil et d’introspection sur la question du sort de la jeunesse sénégalaise et même africaine".
 Interpellant la responsabilité du régime en place, Ndèye Fatou Ndiaye Diop Blondin et ses camarades estiment que la recrudescence de la fuite en masse du pays des jeunes hommes, des femmes et même des enfants, avec ou sans métier ou formation, signe la faillite de ce gouvernement dans sa capacité à créer des emplois décents pour restaurer l’espoir et la foi en la mère patrie. 

Dans la perspective de la mise en place d'un nouveau gouvernement qui verrait l'implication de tous, "Avenir Senegaal Bi Ñu Bëgg" considère que "les maux du Sénégal ne seront pas guéris par un nouveau gouvernement, car ces changements oscillent entre jeu de chaises musicales des parents et proches du président de la République et des combines politiciennes pour attirer une classe politique à la recherche de faveurs".
"Avenir Sénégal Bi Nu Bëgg" ajoute que si le président Macky Sall voulait donner un signal fort, il devrait profiter de ce remaniement pour ramener le nombre de ses ministres à un niveau soutenable, dissoudre une fois pour toute le Conseil économique social et environnemental (CESE) dont il vient de démettre la Présidente de ses fonctions et supprimer le Haut Conseil des Collectivités Territoriales qui a fini de faire la preuve de son inutilité. "Ces deux institutions auront en 2021 respectivement 7 milliards 584 millions et 9 milliards 614 millions, soit un cumul de plus de 17 milliards" fera savoir l'ancienne ministre sous Wade qui pense par ailleurs que dans un pays où au moins le tiers du budget est consacré chaque année à des dépenses ostentatoires et de prestige pour une minorité de privilégiés sans mérite, de telles mesures auraient donné, sans doute, un signe fort à la jeunesse".

 "Avenir Senegaal Bi Ñu Bëgg"  considère que "les plaies de notre société sont profondes et nombreuses". D'où, la nécessité d'avoir beaucoup de courage pour en attaquer les racines, parce que le président Macky Sall aura participé à seize sur les vingt dernières années de construction du pays, dont huit ans durant lesquelles il a eu les pleins pouvoirs. Il est donc,  plus que quiconque, comptable de la situation qui a produit des jeunes qui ne croient plus au Sénégal.


En définitive, toutes ces raisons font que le communiqué du Gouvernement, selon la plateforme "Avenir Senegaal Bi Nu Bëgg"  "les laisse de marbre car il arrive trop tard, ne va nulle part et fait trop peu pour les victimes". 
Vendredi 30 Octobre 2020
Dakaractu



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