L’objectif étant de neutraliser l’opposition «, dont la sortie de la mouvance présidentielle n’est qu’un simple différé. Toujours dans cette démarche, il est aussi prévu dans le nouveau projet de loi déposé par des députés de la mouvance présidentielle, dans l’alinéa 2 de l’article 20 de la proposition de loi tant décrié par le député de Rewmi, Thierno Bocoum, que «le député, qui démissionne de son groupe parlementaire ne peut, en aucun cas, s’affilier à un autre groupe parlementaire au cours de la législature.»
Une manière subtile et malicieuse pour la majorité présidentielle de coincer Ousmane Tanor Dieng et ses camarades de parti. «Soit, ils restent avec la majorité, soit ils seront en errance parlementaire hors de la Coalition Benno Bokk Yakaar», confie une source, à l’Assemblée nationale.
Parce que, il faut le dire, au niveau de l’Assemblée nationale, le Ps est l’une des rares formations politiques à satisfaire à l’exigence de la nouvelle loi, imposant la réunion d’une quinzaine de députés pour mettre sur pied un groupe parlementaire.
Le parti de Tanor compte présentement, quelques 22 députés à l’hémicycle. Si jamais l’adoption dudit texte par la plénière est acquise – avec la majorité mécanique du président Macky Sall – et que le parti d’Ousmane Tanor Dieng quitte l’attelage gouvernemental, lâche le président de la République en larguant ses alliées de Benno Bokk Yakaar, pour se positionner en adversaire à la prochaine présidentielle de 2017, les choses ne seront pas faciles pour lui.
Les socialistes auront d’abord du mal à se constituer en groupe parlementaire pour mener véritablement leurs activités d’opposition au sein de l’Assemblée nationale, ensuite, il leur sera impossible d’intégrer un autre groupe pour sceller, de manière formelle, dans «une unité organique et même d’une unité d’action», une nouvelle alliance stratégique face au Chef de l’Etat, leader de l’Apr.
Parce que le nouveau texte de loi verrouille toutes initiatives de ce genre. Ce qui va poser un véritable problème d’équité, d’accès aux privilèges liés à la représentativité au sein de l’hémicycle et de démocratie tout simplement.
Parce que lors des plénières, certains groupes parlementaires seront forcément lésés, à fortiori les non-inscrits appartenant à un même parti et dont le nombre excédera largement le seuil exigé pour la formation d’un nouveau groupe. Le texte sera voté le 29 juin prochain. Attendons de voir…
Grand Place
Une manière subtile et malicieuse pour la majorité présidentielle de coincer Ousmane Tanor Dieng et ses camarades de parti. «Soit, ils restent avec la majorité, soit ils seront en errance parlementaire hors de la Coalition Benno Bokk Yakaar», confie une source, à l’Assemblée nationale.
Parce que, il faut le dire, au niveau de l’Assemblée nationale, le Ps est l’une des rares formations politiques à satisfaire à l’exigence de la nouvelle loi, imposant la réunion d’une quinzaine de députés pour mettre sur pied un groupe parlementaire.
Le parti de Tanor compte présentement, quelques 22 députés à l’hémicycle. Si jamais l’adoption dudit texte par la plénière est acquise – avec la majorité mécanique du président Macky Sall – et que le parti d’Ousmane Tanor Dieng quitte l’attelage gouvernemental, lâche le président de la République en larguant ses alliées de Benno Bokk Yakaar, pour se positionner en adversaire à la prochaine présidentielle de 2017, les choses ne seront pas faciles pour lui.
Les socialistes auront d’abord du mal à se constituer en groupe parlementaire pour mener véritablement leurs activités d’opposition au sein de l’Assemblée nationale, ensuite, il leur sera impossible d’intégrer un autre groupe pour sceller, de manière formelle, dans «une unité organique et même d’une unité d’action», une nouvelle alliance stratégique face au Chef de l’Etat, leader de l’Apr.
Parce que le nouveau texte de loi verrouille toutes initiatives de ce genre. Ce qui va poser un véritable problème d’équité, d’accès aux privilèges liés à la représentativité au sein de l’hémicycle et de démocratie tout simplement.
Parce que lors des plénières, certains groupes parlementaires seront forcément lésés, à fortiori les non-inscrits appartenant à un même parti et dont le nombre excédera largement le seuil exigé pour la formation d’un nouveau groupe. Le texte sera voté le 29 juin prochain. Attendons de voir…
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