Près de dix ans après le meurtre brutal de la jeune Suissesse Valentina Tarallo à Genève, la justice sénégalaise a rendu son verdict. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, le Sénégalo-Italien Djiby Bâ, également connu sous l’identité d’El Hadj Sow, a été reconnu coupable d’assassinat avec actes de barbarie par la Chambre criminelle de Diourbel.
Âgé de 40 ans, l’accusé a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité. Le tribunal l’a également condamné à verser un milliard de francs CFA de dommages et intérêts à la famille de la victime.
L’affaire remonte à la nuit du 11 avril 2016, à Genève. Il est exactement 23h14 lorsqu’un habitant du quartier alerte la police après avoir entendu des cris provenant de l’avenue de la Croisette. Selon le témoignage recueilli par les enquêteurs, plusieurs témoins aperçoivent alors un homme noir prendre la fuite après une violente agression.
La victime, identifiée plus tard comme Valentina Tarallo, est retrouvée grièvement blessée avant d’être transportée à l’hôpital, où elle succombe le lendemain. Étudiante au Centre médical universitaire de Genève, elle préparait un doctorat en physiologie cellulaire.
Les investigations menées par la police scientifique suisse permettent rapidement de retrouver l’arme du crime : un tube en fer ensanglanté. Selon le dossier relayé par L’Observateur, l’ADN de l’auteur présumé est identifié à plusieurs endroits sur l’objet. L’autopsie conclura à un traumatisme crânio-cérébral provoqué par de multiples coups violents.
Très vite, les soupçons se dirigent vers son compagnon, Djiby Bâ. Mais lorsque les autorités tentent de le localiser, il a déjà disparu. Son téléphone est éteint et il quitte discrètement Genève, apparaissant sur plusieurs images de vidéosurveillance dans des bus, trains et tramways.
Commence alors une longue cavale internationale de sept années. Grâce à l’exploitation des appels téléphoniques et à la coopération judiciaire entre la Suisse et le Sénégal, les enquêteurs suivent sa trace à travers plusieurs villes sénégalaises : Saint-Louis, Dakar, Kolda puis Diourbel.
Selon L’Observateur, l’homme vivait finalement sous une fausse identité, celle d’El Hadj Sow. Il sera arrêté en avril 2023 à Diourbel alors qu’il tentait de vendre une villa située à Keur Mbaye Fall pour 80 millions de FCFA.
À l’audience, Djiby Bâ a nié en bloc les accusations. Devant les juges, il a soutenu que sa compagne et lui auraient été agressés par des dealers de drogue au retour d’une soirée alcoolisée. Il a reconnu avoir fui les lieux, mais affirme l’avoir fait par peur pour sa propre vie.
Une version totalement rejetée par le procureur, qui a dénoncé l’absence de remords de l’accusé envers celle qui « l’avait accueilli, logé et nourri » à Genève. Les avocats de la famille de la victime ont, eux, réclamé réparation pour un crime qu’ils qualifient d’une extrême barbarie.
Après délibéré, la Chambre criminelle de Diourbel a reconnu l’accusé coupable de l’ensemble des faits retenus contre lui : assassinat avec actes de barbarie, usurpation d’identité et usage de faux. Il purgera sa peine à la maison d’arrêt et de correction de Diourbel.
Âgé de 40 ans, l’accusé a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité. Le tribunal l’a également condamné à verser un milliard de francs CFA de dommages et intérêts à la famille de la victime.
L’affaire remonte à la nuit du 11 avril 2016, à Genève. Il est exactement 23h14 lorsqu’un habitant du quartier alerte la police après avoir entendu des cris provenant de l’avenue de la Croisette. Selon le témoignage recueilli par les enquêteurs, plusieurs témoins aperçoivent alors un homme noir prendre la fuite après une violente agression.
La victime, identifiée plus tard comme Valentina Tarallo, est retrouvée grièvement blessée avant d’être transportée à l’hôpital, où elle succombe le lendemain. Étudiante au Centre médical universitaire de Genève, elle préparait un doctorat en physiologie cellulaire.
Les investigations menées par la police scientifique suisse permettent rapidement de retrouver l’arme du crime : un tube en fer ensanglanté. Selon le dossier relayé par L’Observateur, l’ADN de l’auteur présumé est identifié à plusieurs endroits sur l’objet. L’autopsie conclura à un traumatisme crânio-cérébral provoqué par de multiples coups violents.
Très vite, les soupçons se dirigent vers son compagnon, Djiby Bâ. Mais lorsque les autorités tentent de le localiser, il a déjà disparu. Son téléphone est éteint et il quitte discrètement Genève, apparaissant sur plusieurs images de vidéosurveillance dans des bus, trains et tramways.
Commence alors une longue cavale internationale de sept années. Grâce à l’exploitation des appels téléphoniques et à la coopération judiciaire entre la Suisse et le Sénégal, les enquêteurs suivent sa trace à travers plusieurs villes sénégalaises : Saint-Louis, Dakar, Kolda puis Diourbel.
Selon L’Observateur, l’homme vivait finalement sous une fausse identité, celle d’El Hadj Sow. Il sera arrêté en avril 2023 à Diourbel alors qu’il tentait de vendre une villa située à Keur Mbaye Fall pour 80 millions de FCFA.
À l’audience, Djiby Bâ a nié en bloc les accusations. Devant les juges, il a soutenu que sa compagne et lui auraient été agressés par des dealers de drogue au retour d’une soirée alcoolisée. Il a reconnu avoir fui les lieux, mais affirme l’avoir fait par peur pour sa propre vie.
Une version totalement rejetée par le procureur, qui a dénoncé l’absence de remords de l’accusé envers celle qui « l’avait accueilli, logé et nourri » à Genève. Les avocats de la famille de la victime ont, eux, réclamé réparation pour un crime qu’ils qualifient d’une extrême barbarie.
Après délibéré, la Chambre criminelle de Diourbel a reconnu l’accusé coupable de l’ensemble des faits retenus contre lui : assassinat avec actes de barbarie, usurpation d’identité et usage de faux. Il purgera sa peine à la maison d’arrêt et de correction de Diourbel.
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