Lotissement d’un terrain se situant sous l’emprise des fils haute tension de la SENELEC : À quoi joue le service départemental de l’urbanisme de Rufisque ?


Les habitants, notamment les jeunes de la cité André Keny, sont inquiets et à juste titre. L’espace qui jusque-là servait de terrain de football à la cité, aux quartiers environnants et aux établissements scolaires de ces quartiers, est  en réalité l’objet d’un litige sans précédent. En effet, le terrain en question, du titre foncier N° 604 appartiendrait aux 24 héritiers de feu Assane Mbengue. Terrain que leur défunt père aurait acquis en 1948, comme l’atteste le reçu de paiement dont nous avons eu copie. C’est donc en possession de ces documents que la famille a voulu s’emparer du terrain, mais elle s'est heurtée à la résistance des jeunes qui ne comprennent pas qu’un espace se situant sous l’emprise des fils haute tension de la SENELEC, puisse servir d’habitation. En effet, il est clairement interdit de construire à 20 m des deux côtés des fils haute tension de la SENELEC et de tels espaces appartiendraient  de fait au domaine national. Mais contre toute attente le service départemental de l’urbanisme de Rufisque, a, par lettre en date d’octobre 2017 adressé au Maire de Rufisque Ouest, une demande pour avis,  le lotissement terrain en question. Les agents du service départemental de l’urbanisme de Rufisque ne savent-ils pas, que le terrain en question est traversé par un fil haute tension ? 

Regroupés en association, les jeunes de la cité André KENY, avait par correspondance écrite, alerté toutes les autorités administratives et locales du danger et des risques que causerait un tel lotissement. Par une autre correspondance en date du mois de Février 2018, ils ont à nouveau adressé une lettre d’information, au Ministre de l’urbanisme, du cadre de vie et du Renouveau urbain, Mr Diène Farba Sarr, avec ampliation au Préfet, au maire, aux impôts et domaines, à la SENELEC et au service départemental de l’Urbanisme de Rufisque. En outre, ils ont à la même date adressé une demande d’audience au Ministre, pour lui soumettre de vive voix leurs préoccupations.  Demande qui est, jusqu’à ce jour,  restée sans réponse. Un silence qui inquiète. 
Lundi 19 Mars 2018
Dakaractu




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