Un forum international sur les migrations qui s'est tenu mercredi en Libye a préconisé la mise en oeuvre de projets de développement en Afrique pour lutter contre l'immigration irrégulière vers l'Europe.
Les 28 pays et institutions qui ont participé à cette conférence à Tripoli ont décidé de mettre en place "un groupe de travail" chargé de "définir les projets de développement prioritaires dans les pays africain de départ de migrants", a indiqué à la presse le ministre d'Etat libyen en charge de la Communication, Walid Ellafi.
La mise en place de ce groupe s'inscrit dans le cadre d'une "l'Initiative de la Libye" présentée par le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah en ouverture d'un Forum sur les migrations trans-méditerranéennes (TMMF), auquel ont notamment participé la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni et le président du Tchad Mahamat Idriss Deby.
Dans son allocution, M. Dbeibah a prôné "une nouvelle stratégie pour des projets de développement" dans les pays d'origine des migrants au nom d'une "responsabilité morale" envers ces populations qui "traversent le désert et la mer" au péril de leur vie.
En marge du Forum, la Libye a signé avec le Tchad un accord pour le "recensement" des ses ressortissants en Libye et "le rapatriement volontaire" de ceux qui sont en situation irrégulière, selon M. Ellafi.
La Libye, située à 300 kilomètres des côtes italiennes, est, avec la Tunisie, l'un des principaux pays de départ en Afrique du Nord pour des milliers de migrants, en majorité d'origine subsaharienne, cherchant à rejoindre clandestinement l'Europe. L'Union européenne a noué ces dernières années des partenariats avec ces deux pays pour qu'ils luttent davantage contre l'immigration illégale.
Selon M. Ellafi, le Forum visait à sortir d'une logique uniquement sécuritaire.
La Libye a été accusée à plusieurs reprises par des ONG et organisations internationales d'abus à l'encontre des migrants, dont des "meurtres, disparitions forcées, tortures, esclavage, viols".
"La Libye s'est retrouvée prise entre les pressions de refoulements (des pays) européens et le désir de migration" des Africains, a argué M. Dbeibah dont le pays miné par les divisions et violences depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi peine à retrouver une stabilité sécuritaire.
M. Dbeibah a réitéré le refus de "tout projet d'installation définitive" des migrants en Libye alors que le ministère de l'Intérieur a récemment évoqué la présence de "près de 2,5 millions d'étrangers" en Libye (sur 7 millions d'habitants) dont "70 à 80% entrés de manière illégale".
Giorgia Meloni a pour sa part appelé à combattre "avec une approche multilatérale" le trafic d'êtres humains, dénonçant des organisations "puissantes" qui "décident de qui a le droit ou non de vivre dans nos pays".
Pour la dirigeante d'extrême droite, "l'immigration illégale est l'ennemie de la migration légale" dont elle a souligné que son gouvernement entendait la favoriser avec "des quotas élargis pour les pays qui nous aident à lutter contre les trafiquants d'êtres humains".
Entre le début de l'année et le 16 juillet, l'Italie a recensé l'arrivée de 30.348 migrants de Méditerranée centrale, en baisse de 61% sur un an, avec 17.659 personnes parties de Libye (-39% sur un an) et 11.001 de Tunisie (-75,74%), selon le ministère de l'Intérieur.
Mme Meloni a également mis en avant "le Plan Mattei" consistant dans des investissements en Afrique, selon une approche de "coopération à parité" pour "résoudre les problèmes des deux parties". Elle a souhaité que le plan italien soit "complété par d'autres initiatives" au niveau européen et du G7.
Les 28 pays et institutions qui ont participé à cette conférence à Tripoli ont décidé de mettre en place "un groupe de travail" chargé de "définir les projets de développement prioritaires dans les pays africain de départ de migrants", a indiqué à la presse le ministre d'Etat libyen en charge de la Communication, Walid Ellafi.
La mise en place de ce groupe s'inscrit dans le cadre d'une "l'Initiative de la Libye" présentée par le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah en ouverture d'un Forum sur les migrations trans-méditerranéennes (TMMF), auquel ont notamment participé la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni et le président du Tchad Mahamat Idriss Deby.
Dans son allocution, M. Dbeibah a prôné "une nouvelle stratégie pour des projets de développement" dans les pays d'origine des migrants au nom d'une "responsabilité morale" envers ces populations qui "traversent le désert et la mer" au péril de leur vie.
En marge du Forum, la Libye a signé avec le Tchad un accord pour le "recensement" des ses ressortissants en Libye et "le rapatriement volontaire" de ceux qui sont en situation irrégulière, selon M. Ellafi.
La Libye, située à 300 kilomètres des côtes italiennes, est, avec la Tunisie, l'un des principaux pays de départ en Afrique du Nord pour des milliers de migrants, en majorité d'origine subsaharienne, cherchant à rejoindre clandestinement l'Europe. L'Union européenne a noué ces dernières années des partenariats avec ces deux pays pour qu'ils luttent davantage contre l'immigration illégale.
Selon M. Ellafi, le Forum visait à sortir d'une logique uniquement sécuritaire.
La Libye a été accusée à plusieurs reprises par des ONG et organisations internationales d'abus à l'encontre des migrants, dont des "meurtres, disparitions forcées, tortures, esclavage, viols".
"La Libye s'est retrouvée prise entre les pressions de refoulements (des pays) européens et le désir de migration" des Africains, a argué M. Dbeibah dont le pays miné par les divisions et violences depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi peine à retrouver une stabilité sécuritaire.
M. Dbeibah a réitéré le refus de "tout projet d'installation définitive" des migrants en Libye alors que le ministère de l'Intérieur a récemment évoqué la présence de "près de 2,5 millions d'étrangers" en Libye (sur 7 millions d'habitants) dont "70 à 80% entrés de manière illégale".
Giorgia Meloni a pour sa part appelé à combattre "avec une approche multilatérale" le trafic d'êtres humains, dénonçant des organisations "puissantes" qui "décident de qui a le droit ou non de vivre dans nos pays".
Pour la dirigeante d'extrême droite, "l'immigration illégale est l'ennemie de la migration légale" dont elle a souligné que son gouvernement entendait la favoriser avec "des quotas élargis pour les pays qui nous aident à lutter contre les trafiquants d'êtres humains".
Entre le début de l'année et le 16 juillet, l'Italie a recensé l'arrivée de 30.348 migrants de Méditerranée centrale, en baisse de 61% sur un an, avec 17.659 personnes parties de Libye (-39% sur un an) et 11.001 de Tunisie (-75,74%), selon le ministère de l'Intérieur.
Mme Meloni a également mis en avant "le Plan Mattei" consistant dans des investissements en Afrique, selon une approche de "coopération à parité" pour "résoudre les problèmes des deux parties". Elle a souhaité que le plan italien soit "complété par d'autres initiatives" au niveau européen et du G7.
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