Libéré après plus de 30 jours de captivité au Cameroun : ce que nous savons de l’humanitaire sénégalais Ballé Diouf.


La nouvelle de la libération de Ballé Diouf au Cameroun est parvenue à sa famille au moment où cette dernière recevait une délégation de Médecins sans frontières (MSF).

Pendant plus d’un mois, ce ressortissant sénégalais et deux de ses collègues, une Franco-ivoirienne et un Tchadien qui travaillent pour cette ONG et deux citoyens camerounais ont été pris en otage par des individus non encore identifiés.


Attendu au Sénégal après plus de 30 jours entre les mains de ravisseurs dont on ne sait rien pour le moment, Ballé Diouf se trouve actuellement au Nigeria. Les conditions de sa libération sont enveloppées d’un secret impénétrable. Tout ce que nous savons pour le moment, c’est qu’il a été « récupéré au Nigeria » alors que le rapt a eu lieu au Cameroun, dans l'extrême nord, à Fotokol.

Le ressortissant sénégalais qui a fait dix ans de service à « MSF » doit rentrer après quelques formalités prévues pour ce genre de circonstances. Mais il se porte bien, nous rapporte-t-on. Il s’est même entretenu avec sa famille.

Amoureux de l’intervention humanitaire, Ballé Diouf a fait plusieurs pays africains pour aller au chevet des nécessiteux. Ce qui veut dire qu’il avait l’expérience des zones de crise. Au moment de son enlèvement, le sénégalais qui a démarré comme infirmier était chef de projet. Produit de l'Endss (Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Social), il a travaillé à l'hôpital principal de Dakar.

Depuis quelques années, les organisations humanitaires sont dans le collimateur des groupes djihadistes. Au Nigeria, elles sont la cible des deux branches de Boko Haram. En 2020, l’enlèvement de cinq humanitaires nigérians par l’État Islamique en Afrique occidentale a connu une fin dramatique. Le même groupe est présent dans la zone où le citoyen sénégalais Balla Diouf et ses collègues ont été kidnappés dans la nuit du 24 au 25 février.

En 2015, année de l’allégeance de Boko Haram à l’État Islamique, la ville de Fotokol a été la cible d’attentats-kamikazes commis par des femmes.
Jeudi 31 Mars 2022
Dakaractu



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