Dette directe du secteur parapublic, hors dette rétrocédée : cinq entités portent 81 % de la dette recensée, Petrosen concentre plus du tiers soit 660 milliards de FCFA

La dette directe du secteur parapublic, hors dette rétrocédée, a plus que doublé entre 2019 et 2024. Le Groupe Petrosen porte à lui seul 660,2 milliards de FCFA, devant la SOGEPA, la Senelec, l’AIBD et le FERA.


Une hausse de 135 % depuis 2019
 
L’encours du secteur parapublic est passé de 816 milliards de FCFA en 2019 à 1 917 milliards en 2024.
 
L’augmentation atteint 1 101 milliards de FCFA, soit près de 135 %.
 
Le ratio rapporté au PIB nominal utilisé par le bulletin ressort à 9,6 % en 2024, contre 6 % en 2019.
 
La dette extérieure du secteur parapublic s’élève à 1 114 milliards de FCFA, tandis que sa dette domestique atteint 803 milliards.
 
Petrosen domine largement le classement
 
Le Groupe Petrosen affiche un encours de 660,2 milliards de FCFA en 2024. Il concentre environ 34,4 % de la dette totale du secteur parapublic.
 
Cette dette est essentiellement extérieure : 642,3 milliards de FCFA, contre 17,9 milliards de dette domestique.
 
En 2019, l’encours du Groupe Petrosen était limité à 32,2 milliards. Il a ensuite progressé à 153 milliards en 2020, 340,4 milliards en 2021, 519,5 milliards en 2022 et 595,6 milliards en 2023.
 
SOGEPA, Senelec, AIBD et FERA complètent le groupe de tête
 
La SOGEPA arrive en deuxième position avec 299 milliards de FCFA, intégralement classés comme dette domestique.
 
La Senelec porte 227,6 milliards, dont 155,8 milliards de dette extérieure et 71,9 milliards de dette domestique.
 
L’AIBD affiche un encours de 188,7 milliards, contre 17,4 milliards en 2023. Le FERA passe, pour sa part, de 37,2 milliards en 2023 à 170,9 milliards en 2024.
 
À elles seules, les cinq entités que sont Petrosen, la SOGEPA, la Senelec, l’AIBD et le FERA totalisent 1 546,4 milliards de FCFA, soit près de 81 % de toute la dette parapublique recensée.
 
Des évolutions contrastées selon les entreprises
 
Air Sénégal conserve un encours de 88 milliards de FCFA en 2024, identique à celui de 2023.
 
La Société africaine de raffinage voit sa dette reculer de 101,6 milliards à 55,2 milliards. Celle de la Senelec diminue de 284,5 à 227,6 milliards.
 
À l’inverse, la Sonacos passe de 23,4 à 54,6 milliards. Le Fonds de soutien à l’énergie atteint 53,5 milliards et le Fonds pour l’habitat social 26,5 milliards.
 
Le bulletin précise que ce tableau porte sur la dette directe des entités et exclut la dette rétrocédée, maintenue dans les statistiques de l’administration centrale.
Mardi 14 Juillet 2026
Dakaractu



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