Une réforme qui inquiète les agents du Trésor
Le projet de réorganisation des missions de recouvrement continue de provoquer des réactions.
Interrogé par L’Observateur, Mamadou Diop, président de l’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal, appelle les autorités à préserver la cohérence de la chaîne fiscale et financière.
Selon lui, toute réforme doit reposer sur un diagnostic complet et prendre en compte les conséquences sur la collecte des recettes, la trésorerie publique et les collectivités territoriales.
La nécessité d’une évaluation globale
Mamadou Diop estime qu’il serait dangereux d’évaluer uniquement la fiscalité locale sans mesurer son impact sur l’ensemble de la chaîne fiscale.
Il appelle notamment à examiner les performances du recouvrement des impôts fonciers et les effets des réformes sur les collectivités territoriales.
L’objectif serait d’améliorer le dispositif existant sans fragiliser les mécanismes qui permettent à l’État de centraliser ses ressources.
« Les Codes n’appartiennent à aucune administration »
Le président de l’Amicale des inspecteurs du Trésor rejette l’idée selon laquelle le Code général des impôts ou le Code des douanes appartiendrait exclusivement à une administration.
Selon lui, les textes fiscaux sont des instruments de la République et doivent servir l’intérêt général.
Il insiste sur la nécessité de dépasser les logiques institutionnelles et les rivalités administratives pour privilégier l’efficacité du système public.
La séparation entre l’ordonnateur et le comptable
Mamadou Diop défend le principe de séparation entre l’ordonnateur, chargé d’établir l’impôt, et le comptable, responsable de son recouvrement.
Selon lui, ce mécanisme constitue une garantie de transparence et permet de limiter les risques de conflits d’intérêts.
Il rappelle que les impôts et les droits de douane appartiennent à la République et doivent être administrés dans l’intérêt exclusif du Sénégal.
Le risque d’une fragmentation de la trésorerie
L’une des principales inquiétudes exprimées concerne l’éclatement des fonctions de recouvrement entre plusieurs administrations.
Selon Mamadou Diop, une telle organisation pourrait faire perdre à l’État sa vision globale et instantanée de ses liquidités.
Cette situation pourrait compliquer les arbitrages liés au paiement des salaires, au service de la dette, aux investissements et aux dépenses publiques.
Une question de sécurité financière
Pour le responsable de l’Amicale des inspecteurs du Trésor, le débat dépasse les simples considérations administratives.
La centralisation des ressources permettrait à l’État de connaître précisément sa situation financière et de prendre des décisions rapides.
Une fragmentation pourrait, à l’inverse, nécessiter la création de mécanismes complexes de consolidation et de contrôle.
L’orthodoxie financière comme « ligne rouge »
Mamadou Diop considère que l’équilibre à préserver repose sur le maintien des règles d’orthodoxie financière.
Le Trésor, explique-t-il, constitue un pilier du système financier public grâce à son expertise, son maillage territorial et son rôle centralisateur.
Il appelle donc à poursuivre les réformes dans un esprit de dialogue, tout en évitant de compromettre la cohérence et la sécurité des finances publiques.
Le projet de réorganisation des missions de recouvrement continue de provoquer des réactions.
Interrogé par L’Observateur, Mamadou Diop, président de l’Amicale des inspecteurs du Trésor du Sénégal, appelle les autorités à préserver la cohérence de la chaîne fiscale et financière.
Selon lui, toute réforme doit reposer sur un diagnostic complet et prendre en compte les conséquences sur la collecte des recettes, la trésorerie publique et les collectivités territoriales.
La nécessité d’une évaluation globale
Mamadou Diop estime qu’il serait dangereux d’évaluer uniquement la fiscalité locale sans mesurer son impact sur l’ensemble de la chaîne fiscale.
Il appelle notamment à examiner les performances du recouvrement des impôts fonciers et les effets des réformes sur les collectivités territoriales.
L’objectif serait d’améliorer le dispositif existant sans fragiliser les mécanismes qui permettent à l’État de centraliser ses ressources.
« Les Codes n’appartiennent à aucune administration »
Le président de l’Amicale des inspecteurs du Trésor rejette l’idée selon laquelle le Code général des impôts ou le Code des douanes appartiendrait exclusivement à une administration.
Selon lui, les textes fiscaux sont des instruments de la République et doivent servir l’intérêt général.
Il insiste sur la nécessité de dépasser les logiques institutionnelles et les rivalités administratives pour privilégier l’efficacité du système public.
La séparation entre l’ordonnateur et le comptable
Mamadou Diop défend le principe de séparation entre l’ordonnateur, chargé d’établir l’impôt, et le comptable, responsable de son recouvrement.
Selon lui, ce mécanisme constitue une garantie de transparence et permet de limiter les risques de conflits d’intérêts.
Il rappelle que les impôts et les droits de douane appartiennent à la République et doivent être administrés dans l’intérêt exclusif du Sénégal.
Le risque d’une fragmentation de la trésorerie
L’une des principales inquiétudes exprimées concerne l’éclatement des fonctions de recouvrement entre plusieurs administrations.
Selon Mamadou Diop, une telle organisation pourrait faire perdre à l’État sa vision globale et instantanée de ses liquidités.
Cette situation pourrait compliquer les arbitrages liés au paiement des salaires, au service de la dette, aux investissements et aux dépenses publiques.
Une question de sécurité financière
Pour le responsable de l’Amicale des inspecteurs du Trésor, le débat dépasse les simples considérations administratives.
La centralisation des ressources permettrait à l’État de connaître précisément sa situation financière et de prendre des décisions rapides.
Une fragmentation pourrait, à l’inverse, nécessiter la création de mécanismes complexes de consolidation et de contrôle.
L’orthodoxie financière comme « ligne rouge »
Mamadou Diop considère que l’équilibre à préserver repose sur le maintien des règles d’orthodoxie financière.
Le Trésor, explique-t-il, constitue un pilier du système financier public grâce à son expertise, son maillage territorial et son rôle centralisateur.
Il appelle donc à poursuivre les réformes dans un esprit de dialogue, tout en évitant de compromettre la cohérence et la sécurité des finances publiques.
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