Le Jury disciplinaire de la CAF a dit son mot en sanctionnant lourdement le Sénégal et à un degré moindre le Maroc. C’est la fin d’un premier suspense post- finale de Rabat, peut être pas le dernier acte avec la possibilité offerte au Sénégal et au Maroc de poursuivre leur ́’match'’ avec des recours auprés du Jury d'appel de la CAF dans un premier temps, éventuellement au TAS ensuite. Un recours ne pourrait probablement conduire qu’à une confirmation des sanctions ou à leur réduction ou un rejet pour vice de procédure et/ou non respect des textes de la CAF.
Mais soyons réalistes et lucides, des sanctions sont obligatoires au vu des textes de la CAF et de ce qui s’est passé à Rabat, et pas seulement le retrait-retour des Lions sur la pelouse dans une atmosphère kafkaienne. La prise de sanctions n’est pas discutable même si on peut épiloguer sur leur lourdeur. Et si, par sagesse, on acceptait ces sanctions pour ensuite fermer la page et passer à autre chose, surtout la préparation du Mondial ?. Sur le fond, si Pape Thiaw, les joueurs et les supporters sénégalais n'avaient pas réagi comme ils l’ont fait avec une détermination conforme à la dignité de ceux qui peuvent dire '’On nous tue mais on ne nous déshonore pas'’, le Maroc aurait tranquillement eu "sa" Coupe avec le scénario écrit d’avance et qui a été complètement bouleversé.
Une lecture froide me dit cependant que c’est le Maroc qui a plus perdu avec ces sanctions, elle qui pense que la CAF est sa propriété et ne s'attendait pas du tout à cela, et surtout ce camouflet avec la demande concernant le Senegal rejetée. Fouzi Lekjaa et la FRMF doivent tomber des nues en prenant connaissance de ces sanctions. Quelle ingratitude de la CAF doivent t’ils se dire, même s’ils oublient que le Jury disciplinaire est composé de personnes indépendantes ou.. supposées. Il faut s'attendre à une salve d’attaques, notamment des chroniqueurs et influenceurs marocains contre la CAF et le football africain qui manqueraient de reconnaissance à un pays qui leur a offert, avec de lourds investissements, le meilleur plateau d'infrastructures depuis que la CAN existe. Sans oublier toutes ces équipes africaines, sans stades homologués, qui viennent régulièrement trouver refuge au Maroc pour jouer leurs matches ...à domicile, avec dit- on tous frais gracieusement payés. En voulant à tous prix remporter une deuxième étoile, aprés 50 années d’une longue attente, le Maroc a misé gros et au final beaucoup perdu, surtout en crédibilité, si l’on en juge par les critiques, et pas seulement en Afrique, depuis la finale de la CAN. On avait déjà constaté lors des CAN féminines, dont l’organisation commence à être une exclusivité marocaine, encore une hérésie de la CAF, comment tout était fait pour que les Lionnes de l'Atlas s'imposent, en n'hésitant pas à s’en prendre aux arbitres en cas d'échec. La CAF a aussi beaucoup perdu en crédibilité dans cette CAN en donnant, une fois de plus, l’impression d’être mal pilotée avec un Président qui est loin d’avoir la stature du camerounais Issa Hayatou. Cette organisation est depuis quelques années sous influence forte du Maroc et docile devant les exigences de la FIFA. Même celle, comme ce passage à une CAN tous les deux ans, qui est contre le développement du football africain.
C’est en effet en organisant la CAN que beaucoup de pays parviennent à se doter d'infrastructures footballistiques dignes de ce nom. Cette CAN a aussi marqué une perte de crédibilité de la FIFA en Afrique avec la sortie prématurée et maladroite de son Président réclamant de lourdes sanctions contre le Sénégal, avant de retropédaler, il est vrai, en laissant la patate chaude à la CAF. Visiblement, Gianni Infantino était en colère et décu de ne pas pouvoir célébrer la victoire historique du Maroc, ce pays qui a contruit pour la FIFA un superbe siège Afrique à Rabat.
Magré la clameur, les péripéties regrettables de cette finale et les sanctions, l’histoire retiendra surtout que le Sénégal est devenu multi- étoilé au Maroc. Pour rester toujours dans le chapitre de la credibilité et de la considération, le football sénégalais est sorti vainqueur sur toute la ligne, en ayant présenté la meilleure équipe. Et aussi en disant non à une injustice flagrante, ce qui a été salué presque partout en Afrique.
Mais soyons réalistes et lucides, des sanctions sont obligatoires au vu des textes de la CAF et de ce qui s’est passé à Rabat, et pas seulement le retrait-retour des Lions sur la pelouse dans une atmosphère kafkaienne. La prise de sanctions n’est pas discutable même si on peut épiloguer sur leur lourdeur. Et si, par sagesse, on acceptait ces sanctions pour ensuite fermer la page et passer à autre chose, surtout la préparation du Mondial ?. Sur le fond, si Pape Thiaw, les joueurs et les supporters sénégalais n'avaient pas réagi comme ils l’ont fait avec une détermination conforme à la dignité de ceux qui peuvent dire '’On nous tue mais on ne nous déshonore pas'’, le Maroc aurait tranquillement eu "sa" Coupe avec le scénario écrit d’avance et qui a été complètement bouleversé.
Une lecture froide me dit cependant que c’est le Maroc qui a plus perdu avec ces sanctions, elle qui pense que la CAF est sa propriété et ne s'attendait pas du tout à cela, et surtout ce camouflet avec la demande concernant le Senegal rejetée. Fouzi Lekjaa et la FRMF doivent tomber des nues en prenant connaissance de ces sanctions. Quelle ingratitude de la CAF doivent t’ils se dire, même s’ils oublient que le Jury disciplinaire est composé de personnes indépendantes ou.. supposées. Il faut s'attendre à une salve d’attaques, notamment des chroniqueurs et influenceurs marocains contre la CAF et le football africain qui manqueraient de reconnaissance à un pays qui leur a offert, avec de lourds investissements, le meilleur plateau d'infrastructures depuis que la CAN existe. Sans oublier toutes ces équipes africaines, sans stades homologués, qui viennent régulièrement trouver refuge au Maroc pour jouer leurs matches ...à domicile, avec dit- on tous frais gracieusement payés. En voulant à tous prix remporter une deuxième étoile, aprés 50 années d’une longue attente, le Maroc a misé gros et au final beaucoup perdu, surtout en crédibilité, si l’on en juge par les critiques, et pas seulement en Afrique, depuis la finale de la CAN. On avait déjà constaté lors des CAN féminines, dont l’organisation commence à être une exclusivité marocaine, encore une hérésie de la CAF, comment tout était fait pour que les Lionnes de l'Atlas s'imposent, en n'hésitant pas à s’en prendre aux arbitres en cas d'échec. La CAF a aussi beaucoup perdu en crédibilité dans cette CAN en donnant, une fois de plus, l’impression d’être mal pilotée avec un Président qui est loin d’avoir la stature du camerounais Issa Hayatou. Cette organisation est depuis quelques années sous influence forte du Maroc et docile devant les exigences de la FIFA. Même celle, comme ce passage à une CAN tous les deux ans, qui est contre le développement du football africain.
C’est en effet en organisant la CAN que beaucoup de pays parviennent à se doter d'infrastructures footballistiques dignes de ce nom. Cette CAN a aussi marqué une perte de crédibilité de la FIFA en Afrique avec la sortie prématurée et maladroite de son Président réclamant de lourdes sanctions contre le Sénégal, avant de retropédaler, il est vrai, en laissant la patate chaude à la CAF. Visiblement, Gianni Infantino était en colère et décu de ne pas pouvoir célébrer la victoire historique du Maroc, ce pays qui a contruit pour la FIFA un superbe siège Afrique à Rabat.
Magré la clameur, les péripéties regrettables de cette finale et les sanctions, l’histoire retiendra surtout que le Sénégal est devenu multi- étoilé au Maroc. Pour rester toujours dans le chapitre de la credibilité et de la considération, le football sénégalais est sorti vainqueur sur toute la ligne, en ayant présenté la meilleure équipe. Et aussi en disant non à une injustice flagrante, ce qui a été salué presque partout en Afrique.
Cheikh Tidiane FALL
Ancien Rédacteur en chef du Soleil
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