Nouveau récit glaçant à la Chambre criminelle. Selon L’Observateur, A. Dia, alias Demba, 21 ans aujourd’hui, comparaissait ce mercredi pour le meurtre de son cousin germain et homonyme. Au cœur du drame : un client, 100 francs… et un coup de couteau fatal porté à la côte gauche.
Une rivalité de cireurs qui vire au sang
Les faits remontent au 16 juin 2021, vers 18 heures, à la station de Keur Massar. Les deux cousins, cireurs de chaussures et colocataires, travaillent côte à côte. Lorsqu’un client se présente, chacun saisit une chaussure. Le ton monte. Les coups pleuvent. Des commerçants interviennent et séparent les deux jeunes hommes. L’incident semble clos.
Mais la colère, elle, ne l’est pas.
D’après L’Observateur, l’accusé serait revenu surprendre son cousin pour lui porter le coup fatal. À la barre, il affirme avoir désarmé la victime qui l’aurait menacé avec un couteau :
« Je lui ai arraché l’arme des mains… C’est la main de Satan », dit-il, évoquant une perte de lucidité.
Une version fragilisée par les éléments matériels.
Un coup d’une violence extrême
Les constatations sont accablantes : la lame du couteau s’est brisée sous la force de l’impact, restant logée dans la poitrine de la victime, au niveau de la côte gauche. Le certificat de genre de mort fait état d’une « hémorragie interne de grande abondance ».
Le juge rappelle également les premières déclarations de l’accusé à la gendarmerie, où il évoquait une simple aiguille de cireur. Les contradictions s’accumulent.
Le parquet parle d’intention, mais nuance
Pour le procureur, l’intention de tuer ne fait guère de doute au regard de la zone visée et de la violence du coup :
« Sous l’emprise de la colère, tu es capable de tuer », lance-t-il à l’accusé.
Toutefois, reconnaissant une « excuse de provocation » liée à l’altercation initiale, le ministère public a requis la disqualification du meurtre en coups mortels et demandé six ans de prison ferme.
Les larmes d’un avocat, la détresse d’une famille
Le moment le plus fort de l’audience est venu lors des plaidoiries. L’avocat de la défense, un vétéran de plus de 70 ans, n’a pu retenir ses larmes. Il a évoqué la tragédie d’une famille originaire du Fouta, déjà éprouvée par des deuils successifs.
« Cette affaire déshumanise », a-t-il déclaré, réclamant une application « extrêmement bienveillante » de la loi.
Dans la salle, la grand-mère des deux jeunes hommes s’en remet au destin. Pour elle, il n’y a pas de coupable, seulement deux petits-fils qu’elle aimait et que la fatalité a séparés.
Verdict attendu le 7 avril
À l’issue des débats, la Chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré. A. Dia connaîtra son sort le 7 avril prochain.
Une rivalité de cireurs qui vire au sang
Les faits remontent au 16 juin 2021, vers 18 heures, à la station de Keur Massar. Les deux cousins, cireurs de chaussures et colocataires, travaillent côte à côte. Lorsqu’un client se présente, chacun saisit une chaussure. Le ton monte. Les coups pleuvent. Des commerçants interviennent et séparent les deux jeunes hommes. L’incident semble clos.
Mais la colère, elle, ne l’est pas.
D’après L’Observateur, l’accusé serait revenu surprendre son cousin pour lui porter le coup fatal. À la barre, il affirme avoir désarmé la victime qui l’aurait menacé avec un couteau :
« Je lui ai arraché l’arme des mains… C’est la main de Satan », dit-il, évoquant une perte de lucidité.
Une version fragilisée par les éléments matériels.
Un coup d’une violence extrême
Les constatations sont accablantes : la lame du couteau s’est brisée sous la force de l’impact, restant logée dans la poitrine de la victime, au niveau de la côte gauche. Le certificat de genre de mort fait état d’une « hémorragie interne de grande abondance ».
Le juge rappelle également les premières déclarations de l’accusé à la gendarmerie, où il évoquait une simple aiguille de cireur. Les contradictions s’accumulent.
Le parquet parle d’intention, mais nuance
Pour le procureur, l’intention de tuer ne fait guère de doute au regard de la zone visée et de la violence du coup :
« Sous l’emprise de la colère, tu es capable de tuer », lance-t-il à l’accusé.
Toutefois, reconnaissant une « excuse de provocation » liée à l’altercation initiale, le ministère public a requis la disqualification du meurtre en coups mortels et demandé six ans de prison ferme.
Les larmes d’un avocat, la détresse d’une famille
Le moment le plus fort de l’audience est venu lors des plaidoiries. L’avocat de la défense, un vétéran de plus de 70 ans, n’a pu retenir ses larmes. Il a évoqué la tragédie d’une famille originaire du Fouta, déjà éprouvée par des deuils successifs.
« Cette affaire déshumanise », a-t-il déclaré, réclamant une application « extrêmement bienveillante » de la loi.
Dans la salle, la grand-mère des deux jeunes hommes s’en remet au destin. Pour elle, il n’y a pas de coupable, seulement deux petits-fils qu’elle aimait et que la fatalité a séparés.
Verdict attendu le 7 avril
À l’issue des débats, la Chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré. A. Dia connaîtra son sort le 7 avril prochain.
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