À Kolda, le slam et la poésie sont utilisées par les jeunes filles leaders du Centre Conseil Ado pour lutter contre l’excision et les violences basées sur le genre. Ainsi, c’est une corde qui vient s’ajouter à cet arc pour l’abandon de ce phénomène néfaste d’ici 2030. Dans cette lancée, les voix des jeunes filles deviennent des « tambours du changement » tout en devenant des actrices pour porter la sensibilisation plus haute.
À ce titre, deux aspects majeurs ont été développés dans les slams et les poésies notamment les causes, les conséquences et le trauma psychologique. Et ceci doit servir de passerelle pour mener le combat communautaire avec méthodologie sous la houlette du Conseil Centre Ado (CCA) et de son coordonnateur Babacar Sy et des partenaires (OPTIONS/AMREF).
Au cours des débats, jeunes filles, agents de santé, Badiénou gox et ex exciseuses ont eu des échanges fructueux pour renforcer les idées pour un combat efficace. D’ailleurs, la force des mots développés par les jeunes filles leaders doit porter le changement avec une communication fluide. Mais, ceci reste très important pour les clubs de jeunes filles leaders du monde rural qui font un travail remarquable pour l’abandon des MGF dans leurs localités respectives.
Kadidatou Diallo est une des slasmeuses qui estime : « qui a dit qu’être femme c’est être incomplète. » En ce sens, la puissance des mots dégagée par cette dernière soigne la douleur et fait entrevoir la dénonciation de l’excision. Dans ces slams, le message a porté sur l’abandon des mutilations génitales féminines. D’ailleurs, il est ressorti aussi les sujets portant sur les problèmes psychologiques vécus par les victimes pour devenir curatifs.
Dans la foulée, divers thèmes ont été développés comme l’abandon des MGF, l’autonomisation autonome des filles et des femmes, l’éducation, la protection de l’enfant, le viol, l’humiliation, violence conjugale, la santé de la reproduction.
Alimatou Diamanka du village de Médina Sadiouma de la commune de Saré Bidji avance : « nous devons être au cœur de la sensibilisation pour lutter contre l’excision. D’ailleurs, il faut y aller avec une certaine fermeté pour amener les parents à délaisser le phénomène surtout en milieu rural. Et je rappelle que ce sont nous les filles qui en souffrons… »
Le choix des mots appuyé par des rimes fortes rapportant la douleur des victimes fait entrevoir la volonté de ces jeunes filles leaders de porter le combat sans relâche. Et Kolda avec cet engagement communautaire des jeunes filles leaders inspiré par le « new deal » demeure une option pour l’abandon de l’excision...
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