Ismaïla Madior Fall a pris la parole peu après le retrait de son bracelet électronique, marquant le recouvrement de sa pleine liberté de mouvement. Dans une déclaration empreinte de gratitude, l’ancien ministre de la Justice et professeur de droit a d’abord tenu à rendre grâce à Dieu, insistant sur l’acceptation, en tant que croyant, de ce qu’il qualifie d’épreuve. Il a ensuite adressé ses remerciements à ses proches, à ses amis, ainsi qu’à sa sœur, qui a mobilisé un large soutien féminin à ses côtés.
Une place particulière a été réservée à ses avocats, distingués en deux générations de conseils dont l’apport, selon lui, a été décisif dans l’issue de son dossier. Il a salué avec insistance l’un d’entre eux, décrit comme un humaniste et un militant des droits humains, disponible à toute heure pour le conseiller et l’accompagner.
Mais c’est sur la question de la justice sénégalaise que le juriste a le plus longuement insisté. Se présentant comme mal placé pour critiquer une institution qu’il a lui-même servie comme ministre et enseignée comme professeur, il a affirmé accepter par principe toutes les décisions de justice. Il a toutefois plaidé pour des réformes visant la modernisation du système judiciaire, ciblant en particulier la Haute Cour de Justice, qu’il a qualifiée d’anomalie dans l’architecture juridique actuelle du pays, appelant à s’employer résolument à sa réforme.
Ismaïla Madior Fall a par ailleurs salué le rôle de la presse dans la couverture de son dossier, ainsi que celui des organisations de défense des droits humains et de la société civile, qui se sont mobilisées pour dénoncer les insuffisances du cadre législatif encadrant cette juridiction.
Une place particulière a été réservée à ses avocats, distingués en deux générations de conseils dont l’apport, selon lui, a été décisif dans l’issue de son dossier. Il a salué avec insistance l’un d’entre eux, décrit comme un humaniste et un militant des droits humains, disponible à toute heure pour le conseiller et l’accompagner.
Mais c’est sur la question de la justice sénégalaise que le juriste a le plus longuement insisté. Se présentant comme mal placé pour critiquer une institution qu’il a lui-même servie comme ministre et enseignée comme professeur, il a affirmé accepter par principe toutes les décisions de justice. Il a toutefois plaidé pour des réformes visant la modernisation du système judiciaire, ciblant en particulier la Haute Cour de Justice, qu’il a qualifiée d’anomalie dans l’architecture juridique actuelle du pays, appelant à s’employer résolument à sa réforme.
Ismaïla Madior Fall a par ailleurs salué le rôle de la presse dans la couverture de son dossier, ainsi que celui des organisations de défense des droits humains et de la société civile, qui se sont mobilisées pour dénoncer les insuffisances du cadre législatif encadrant cette juridiction.
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