Une anomalie découverte dans les comptes de l’hôpital
L’affaire a été découverte à la suite d’un contrôle des comptes de l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye, domiciliés à la Société générale.
Selon Libération, l’agent comptable de l’établissement, Aminata Codou Sarr, a constaté qu’une somme de 100 millions de FCfa avait disparu du compte bancaire.
Une plainte a aussitôt été déposée au nom de l’hôpital après la découverte de virements frauduleux.
L’enquête a révélé que plusieurs opérations avaient été effectuées depuis le compte de l’établissement, notamment deux virements de 50 millions et 48 millions de FCfa vers d’autres comptes bancaires.
Trois prévenus jugés à Dakar
Trois personnes ont été renvoyées devant le Tribunal correctionnel de Dakar : Ndiaga Diallo, Dieynaba Célestine Malou, également appelée Robert dans le dossier, et Anthony Sidati.
Ils étaient poursuivis pour des faits présumés d’introduction frauduleuse dans un système informatique, d’escroquerie portant sur des deniers publics, d’obtention d’avantages indus, de blanchiment de capitaux et de complicité.
Devant le tribunal, les prévenus ont nié avoir participé à une opération destinée à détourner les fonds de l’hôpital.
La thèse du compte bancaire prêté
Dieynaba Célestine Malou aurait déclaré qu’un compagnon de nationalité nigériane lui avait demandé de lui prêter son compte bancaire.
Elle soutient que des sommes auraient ensuite été versées sur ce compte avant d’être envoyées à une tierce personne dont elle affirme ne pas connaître l’identité.
De son côté, Ndiaga Diallo a reconnu avoir retiré de l’argent qu’Anthony Sidati aurait déposé sur son compte commercial avant de le lui remettre.
Anthony Sidati, lui, aurait affirmé aux enquêteurs qu’une erreur d’identité avait été commise à son sujet. Les éléments de l’enquête auraient cependant établi qu’il était bien la personne appelée Robert dans les échanges et opérations examinés.
Des millions présentés comme destinés à un investissement
Ndiaga Diallo a expliqué qu’il pensait recevoir des fonds destinés à un investissement au Sénégal.
Il aurait déclaré avoir remis 48 millions de FCfa et conservé deux millions au titre d’une commission. Il affirme avoir demandé à plusieurs reprises si l’argent était d’origine licite et dit avoir reçu des assurances à ce sujet.
Le tribunal devait ainsi apprécier si les bénéficiaires des virements ignoraient réellement l’origine frauduleuse des fonds ou s’ils avaient consciemment participé au mécanisme.
Un téléphone au cœur des investigations
L’exploitation d’un téléphone attribué à Anthony Sidati aurait permis aux enquêteurs de relever une tentative de virement bancaire.
Les investigations auraient également mis en lumière plusieurs mouvements d’argent impliquant différents établissements bancaires et une société commerciale.
Ces éléments techniques ont joué un rôle central dans la reconstitution du circuit emprunté par l’argent retiré du compte de l’hôpital.
L’hôpital réclamait 120 millions de FCfa
Par la voix de son avocat, Me Assane Seck, l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye a réclamé le remboursement intégral des 100 millions de FCfa frauduleusement retirés.
L’établissement a également demandé 20 millions de FCfa supplémentaires à titre de réparation du préjudice subi, soit un total de 120 millions de FCfa.
La défense de l’hôpital a tenté de mettre en cause la responsabilité de la Société générale, estimant que la banque aurait fait preuve d’imprudence dans le traitement des opérations litigieuses.
Cette responsabilité n’a toutefois pas été retenue dans la décision rapportée par Libération.
Jusqu’à cinq ans de prison ferme
Au terme des débats, les trois prévenus ont été relaxés du chef de blanchiment de capitaux.
Ndiaga Diallo et Dieynaba Célestine Malou ont chacun été condamnés à un an de prison ferme.
Anthony Sidati a, pour sa part, écopé d’une peine de cinq ans de prison ferme et d’une amende de 5 millions de FCfa.
Les trois condamnés devront également payer solidairement 115 millions de FCfa à l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye au titre de son préjudice.
L’affaire a été découverte à la suite d’un contrôle des comptes de l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye, domiciliés à la Société générale.
Selon Libération, l’agent comptable de l’établissement, Aminata Codou Sarr, a constaté qu’une somme de 100 millions de FCfa avait disparu du compte bancaire.
Une plainte a aussitôt été déposée au nom de l’hôpital après la découverte de virements frauduleux.
L’enquête a révélé que plusieurs opérations avaient été effectuées depuis le compte de l’établissement, notamment deux virements de 50 millions et 48 millions de FCfa vers d’autres comptes bancaires.
Trois prévenus jugés à Dakar
Trois personnes ont été renvoyées devant le Tribunal correctionnel de Dakar : Ndiaga Diallo, Dieynaba Célestine Malou, également appelée Robert dans le dossier, et Anthony Sidati.
Ils étaient poursuivis pour des faits présumés d’introduction frauduleuse dans un système informatique, d’escroquerie portant sur des deniers publics, d’obtention d’avantages indus, de blanchiment de capitaux et de complicité.
Devant le tribunal, les prévenus ont nié avoir participé à une opération destinée à détourner les fonds de l’hôpital.
La thèse du compte bancaire prêté
Dieynaba Célestine Malou aurait déclaré qu’un compagnon de nationalité nigériane lui avait demandé de lui prêter son compte bancaire.
Elle soutient que des sommes auraient ensuite été versées sur ce compte avant d’être envoyées à une tierce personne dont elle affirme ne pas connaître l’identité.
De son côté, Ndiaga Diallo a reconnu avoir retiré de l’argent qu’Anthony Sidati aurait déposé sur son compte commercial avant de le lui remettre.
Anthony Sidati, lui, aurait affirmé aux enquêteurs qu’une erreur d’identité avait été commise à son sujet. Les éléments de l’enquête auraient cependant établi qu’il était bien la personne appelée Robert dans les échanges et opérations examinés.
Des millions présentés comme destinés à un investissement
Ndiaga Diallo a expliqué qu’il pensait recevoir des fonds destinés à un investissement au Sénégal.
Il aurait déclaré avoir remis 48 millions de FCfa et conservé deux millions au titre d’une commission. Il affirme avoir demandé à plusieurs reprises si l’argent était d’origine licite et dit avoir reçu des assurances à ce sujet.
Le tribunal devait ainsi apprécier si les bénéficiaires des virements ignoraient réellement l’origine frauduleuse des fonds ou s’ils avaient consciemment participé au mécanisme.
Un téléphone au cœur des investigations
L’exploitation d’un téléphone attribué à Anthony Sidati aurait permis aux enquêteurs de relever une tentative de virement bancaire.
Les investigations auraient également mis en lumière plusieurs mouvements d’argent impliquant différents établissements bancaires et une société commerciale.
Ces éléments techniques ont joué un rôle central dans la reconstitution du circuit emprunté par l’argent retiré du compte de l’hôpital.
L’hôpital réclamait 120 millions de FCfa
Par la voix de son avocat, Me Assane Seck, l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye a réclamé le remboursement intégral des 100 millions de FCfa frauduleusement retirés.
L’établissement a également demandé 20 millions de FCfa supplémentaires à titre de réparation du préjudice subi, soit un total de 120 millions de FCfa.
La défense de l’hôpital a tenté de mettre en cause la responsabilité de la Société générale, estimant que la banque aurait fait preuve d’imprudence dans le traitement des opérations litigieuses.
Cette responsabilité n’a toutefois pas été retenue dans la décision rapportée par Libération.
Jusqu’à cinq ans de prison ferme
Au terme des débats, les trois prévenus ont été relaxés du chef de blanchiment de capitaux.
Ndiaga Diallo et Dieynaba Célestine Malou ont chacun été condamnés à un an de prison ferme.
Anthony Sidati a, pour sa part, écopé d’une peine de cinq ans de prison ferme et d’une amende de 5 millions de FCfa.
Les trois condamnés devront également payer solidairement 115 millions de FCfa à l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye au titre de son préjudice.
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