Des mineurs sont détenus en Guinée pendant plusieurs années sans jugement, dans des prisons où les repas sont pauvres en quantité et en qualité, affirme le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme dans un rapport publié mercredi.
Les mineurs représentent environ 4,96% des détenus en Guinée où les prisons sont "surpeuplées", dit ce rapport intitulé: "Ne nous oubliez pas". Cet intitulé reprend le "message principal" des enfants dans les prisons visitées dans le pays, dirigé depuis presque trois ans par des militaires.
Les enfants "peuvent être détenus pendant plusieurs années avant d’être jugés alors que le délai de détention provisoire en matière correctionnelle est de deux mois et en matière criminelle de quatre mois", souligne le rapport.
Le document pointe "le recours quasi-systématique" à la détention provisoire des mineurs, "l'inapplication, dans la majorité des cas, des mesures alternatives à la détention, le manque d'assistance légale et de centres d'accueil et de rééducation" des enfants en prison.
Plusieurs mineurs fréquentaient l'école avant leur détention mais "dans tous les établissements pénitentiaires visités, il n’existe pas de dispositif pour favoriser (leur) scolarisation".
En outre, les infirmeries dans ces prisons "ne sont pas souvent dotées de médicaments" et les repas qui y sont servis, "dans la quasi-totalité" des cas, "étaient à la fois insuffisants en termes de quantité et pauvre en qualité".
Le Haut-commissariat dit avoir documenté des "conditions de détention des enfants contraires aux normes internationales", auxquelles Conakry a souscrit.
Pour produire ce rapport, il dit avoir, entre mars 2023 et juin 2024, mené 15 visites dans des prisons et s'être entretenu notamment avec des autorités judiciaires.
Le gouvernement guinéen devrait "faire preuve de plus d'efforts et d'une volonté politique inébranlable" pour "venir à bout du recours généralisé à la détention provisoire des mineurs qui conduit, dans la plupart des cas à des détentions illégales et arbitraires", dit le rapport.
La junte en Guinée a renversé en septembre 2021 le président civil Alpha Condé qui était au pouvoir depuis plus de dix ans. Elle a fait savoir qu'elle manquerait à l'engagement, initialement pris sous la pression internationale, de céder la place à un régime civil d'ici fin 2024.
Les mineurs représentent environ 4,96% des détenus en Guinée où les prisons sont "surpeuplées", dit ce rapport intitulé: "Ne nous oubliez pas". Cet intitulé reprend le "message principal" des enfants dans les prisons visitées dans le pays, dirigé depuis presque trois ans par des militaires.
Les enfants "peuvent être détenus pendant plusieurs années avant d’être jugés alors que le délai de détention provisoire en matière correctionnelle est de deux mois et en matière criminelle de quatre mois", souligne le rapport.
Le document pointe "le recours quasi-systématique" à la détention provisoire des mineurs, "l'inapplication, dans la majorité des cas, des mesures alternatives à la détention, le manque d'assistance légale et de centres d'accueil et de rééducation" des enfants en prison.
Plusieurs mineurs fréquentaient l'école avant leur détention mais "dans tous les établissements pénitentiaires visités, il n’existe pas de dispositif pour favoriser (leur) scolarisation".
En outre, les infirmeries dans ces prisons "ne sont pas souvent dotées de médicaments" et les repas qui y sont servis, "dans la quasi-totalité" des cas, "étaient à la fois insuffisants en termes de quantité et pauvre en qualité".
Le Haut-commissariat dit avoir documenté des "conditions de détention des enfants contraires aux normes internationales", auxquelles Conakry a souscrit.
Pour produire ce rapport, il dit avoir, entre mars 2023 et juin 2024, mené 15 visites dans des prisons et s'être entretenu notamment avec des autorités judiciaires.
Le gouvernement guinéen devrait "faire preuve de plus d'efforts et d'une volonté politique inébranlable" pour "venir à bout du recours généralisé à la détention provisoire des mineurs qui conduit, dans la plupart des cas à des détentions illégales et arbitraires", dit le rapport.
La junte en Guinée a renversé en septembre 2021 le président civil Alpha Condé qui était au pouvoir depuis plus de dix ans. Elle a fait savoir qu'elle manquerait à l'engagement, initialement pris sous la pression internationale, de céder la place à un régime civil d'ici fin 2024.
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