Un prisme déformant, à la faible valeur argumentative et démonstrative, tente de faire croire que la démission, des instances de l’Alliance pour la République, est, chez Moustapha Cissé Lô, une manière d’exercer un chantage aux fins de se repositionner dans l’échiquier du département de Mbacké. Rien de plus réducteur ! Quand bien même les arguments brandis par l’intéressé pour justifier sa décision ne portent guère sur les grandes questions qui agitent la vie de la « Patrie ».
Toutefois, après avoir écouté religieusement et entendu doctement El Pistolero parler hier sur les ondes de Sud Fm, on se rend compte qu’il a utilisé le même champ lexical que Djibo Kâ, animant une fronde au sein du Parti socialiste en plein conflit de légitimité entre « refondateurs » et « rénovateurs » au milieu des années 90. Il a usé du vocabulaire de Idrissa Seck s’attaquant à la « Génération du Concret » de Karim Wade. Le président du Parlement de la CEDEAO semble dire, comme Léopold Sédar Senghor, démissionnant de la SFIO de Me Lamine Gueye en 1948, que ce parti est « une organisation dictatoriale ad majorem lamini gloriam...Fortu namque. C’est-à-dire une organisation qui a pour but d’asseoir le pouvoir personnel de Lamine Gueye ». Même durant les événements de « Décembre 1962 », ce fut un conflit autour de la primauté du parti sur l’Etat.
C’est dire que l’Hydre de Lerne refait surface dans le « Macky » sous le mode sous lequel il a déstabilisé les pouvoirs de Lamine Gueye à Me Abdoulaye Wade, avec les dualités impliquant le chef d’un Etat-parti dépositaire d’un pouvoir quasi divin que lui confère le présidentialisme ultra-concentrationnaire issu de la Constitution de 1963.
Cissé Lô, qui avait en son temps regretté le départ de Thierno Alassane Sall, a cité Me Alioune Badara Cissé et Mbaye Ndiaye pour démonter que le parti marron-beige est contrôlé par de nouvelles forces.
En réalité, à l’Apr s’affrontent trois légitimités (familiale, technocratique et historique) autour de la succession ouverte de Macky Sall. Cette guerre est exacerbée par l’impossibilité où s’est retrouvée la majorité d’obtenir plus de 50 % des voix aux Législatives de 2017. Pour assurer sa réélection, le chef de l’Etat est obligé de « gérer » tous les courants et ne pas prendre le risque de Abdou Diouf qui avait préféré Ousmane Tanor Dieng aux légitimistes conduits par Djibo Kâ.
Jusqu’ici, Macky Sall a endigué ce choc des ambitions en mettant en selle son très effacé Premier ministre. Cependant, Boune Abdallah Dionne, à l’image de Mme Aminata Touré, n’a pas eu l’étoile de Abdou Diouf qui, dans les années 70, avait réussi à s’imposer comme le numéro 2 du parti au pouvoir parallèlement à ses fonctions de chef du gouvernement. Les temps ont changé depuis le « Parti unique ».
En définitive, l’Apr, à quelques mois de la célébration de son 10e anniversaire, est rattrapée par les démons de la division.
Toutefois, après avoir écouté religieusement et entendu doctement El Pistolero parler hier sur les ondes de Sud Fm, on se rend compte qu’il a utilisé le même champ lexical que Djibo Kâ, animant une fronde au sein du Parti socialiste en plein conflit de légitimité entre « refondateurs » et « rénovateurs » au milieu des années 90. Il a usé du vocabulaire de Idrissa Seck s’attaquant à la « Génération du Concret » de Karim Wade. Le président du Parlement de la CEDEAO semble dire, comme Léopold Sédar Senghor, démissionnant de la SFIO de Me Lamine Gueye en 1948, que ce parti est « une organisation dictatoriale ad majorem lamini gloriam...Fortu namque. C’est-à-dire une organisation qui a pour but d’asseoir le pouvoir personnel de Lamine Gueye ». Même durant les événements de « Décembre 1962 », ce fut un conflit autour de la primauté du parti sur l’Etat.
C’est dire que l’Hydre de Lerne refait surface dans le « Macky » sous le mode sous lequel il a déstabilisé les pouvoirs de Lamine Gueye à Me Abdoulaye Wade, avec les dualités impliquant le chef d’un Etat-parti dépositaire d’un pouvoir quasi divin que lui confère le présidentialisme ultra-concentrationnaire issu de la Constitution de 1963.
Cissé Lô, qui avait en son temps regretté le départ de Thierno Alassane Sall, a cité Me Alioune Badara Cissé et Mbaye Ndiaye pour démonter que le parti marron-beige est contrôlé par de nouvelles forces.
En réalité, à l’Apr s’affrontent trois légitimités (familiale, technocratique et historique) autour de la succession ouverte de Macky Sall. Cette guerre est exacerbée par l’impossibilité où s’est retrouvée la majorité d’obtenir plus de 50 % des voix aux Législatives de 2017. Pour assurer sa réélection, le chef de l’Etat est obligé de « gérer » tous les courants et ne pas prendre le risque de Abdou Diouf qui avait préféré Ousmane Tanor Dieng aux légitimistes conduits par Djibo Kâ.
Jusqu’ici, Macky Sall a endigué ce choc des ambitions en mettant en selle son très effacé Premier ministre. Cependant, Boune Abdallah Dionne, à l’image de Mme Aminata Touré, n’a pas eu l’étoile de Abdou Diouf qui, dans les années 70, avait réussi à s’imposer comme le numéro 2 du parti au pouvoir parallèlement à ses fonctions de chef du gouvernement. Les temps ont changé depuis le « Parti unique ».
En définitive, l’Apr, à quelques mois de la célébration de son 10e anniversaire, est rattrapée par les démons de la division.
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