L'ex-dictateur gambien en exil Yahya Jammeh affirme avoir exclu de son parti un député ayant annoncé son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2026, selon un message audio consulté mardi par l'AFP.
M. Jammeh a dirigé d'une main de fer de 1994 à 2017 ce petit pays ouest-africain enclavé dans le Sénégal à l'exception de sa façade maritime. Il vit en Guinée équatoriale depuis son départ contraint en janvier 2017 sous la pression des Etats ouest-africains à la suite de sa défaite à la présidentielle contre Adama Barrow, réélu fin 2021.
M. Jammeh continue à influer sur la vie politique en Gambie. Il a affirmé fin janvier son intention de reprendre la tête de son parti et de "revenir", dans un message audio consulté par l'AFP, sans expliciter son propos.
Le député Bakary Badjie, 40 ans, est membre d'un groupe de dissidents de l'Alliance pour la réorientation et la construction patriotiques (APCR), parti fondé en 1996 par M. Jammeh. Il a annoncé le 18 février sa candidature à la prochaine présidentielle gambienne prévue en 2026.
M. Badjie faisait partie des députés ayant soutenu la proposition de loi qui aurait levé l'interdiction en vigueur depuis 2015 de l'excision et des mutilations féminines en Gambie, un texte rejeté mi-juillet 2024 par le Parlement.
"Avec effet immédiat, à partir du (lundi) 24 février, Bakary K. Badjie est exclu du parti, une décision non négociable", a déclaré M. Jammeh dans ce dernier message audio.
"Pour que la Gambie se développe, nous devons réconcilier nos différences, travailler collectivement avec les mêmes buts et aspirations en tant que membres du parti. La Gambie est plus importante que tout individu ou toute tribu", a-t-il ajouté, critiquant certains qui selon lui "suivent leur intérêt égoïste au lieu de travailler pour les intérêts du pays".
"Personne ne doit être blâmé pour cette honorable décision ou accusé de complicité avec lui (M. Badjie) parce que les autres députés sont d'honorables gens qui ne trahiraient pas le parti à ce stade", a poursuivi M. Jammeh.
La Communauté des Etats ouest-africains (Cedeao) a apporté son soutien en décembre à la création d'un tribunal spécial chargé de juger les crimes commis sous le régime de l'ex-dictateur. M. Jammeh pourrait être le principal mis en cause devant cette cour.
Le gouvernement gambien a endossé en 2022 les recommandations d'une commission qui s'est penchée sur les atrocités de l'ère Jammeh, et a accepté de poursuivre 70 personnes, à commencer par M. Jammeh.
La Gambie, ancienne colonie britannique de deux millions d'habitants et plus petit Etat continental d'Afrique, figure parmi les 20 pays les moins développés au monde, selon les Nations unies.
M. Jammeh a dirigé d'une main de fer de 1994 à 2017 ce petit pays ouest-africain enclavé dans le Sénégal à l'exception de sa façade maritime. Il vit en Guinée équatoriale depuis son départ contraint en janvier 2017 sous la pression des Etats ouest-africains à la suite de sa défaite à la présidentielle contre Adama Barrow, réélu fin 2021.
M. Jammeh continue à influer sur la vie politique en Gambie. Il a affirmé fin janvier son intention de reprendre la tête de son parti et de "revenir", dans un message audio consulté par l'AFP, sans expliciter son propos.
Le député Bakary Badjie, 40 ans, est membre d'un groupe de dissidents de l'Alliance pour la réorientation et la construction patriotiques (APCR), parti fondé en 1996 par M. Jammeh. Il a annoncé le 18 février sa candidature à la prochaine présidentielle gambienne prévue en 2026.
M. Badjie faisait partie des députés ayant soutenu la proposition de loi qui aurait levé l'interdiction en vigueur depuis 2015 de l'excision et des mutilations féminines en Gambie, un texte rejeté mi-juillet 2024 par le Parlement.
"Avec effet immédiat, à partir du (lundi) 24 février, Bakary K. Badjie est exclu du parti, une décision non négociable", a déclaré M. Jammeh dans ce dernier message audio.
"Pour que la Gambie se développe, nous devons réconcilier nos différences, travailler collectivement avec les mêmes buts et aspirations en tant que membres du parti. La Gambie est plus importante que tout individu ou toute tribu", a-t-il ajouté, critiquant certains qui selon lui "suivent leur intérêt égoïste au lieu de travailler pour les intérêts du pays".
"Personne ne doit être blâmé pour cette honorable décision ou accusé de complicité avec lui (M. Badjie) parce que les autres députés sont d'honorables gens qui ne trahiraient pas le parti à ce stade", a poursuivi M. Jammeh.
La Communauté des Etats ouest-africains (Cedeao) a apporté son soutien en décembre à la création d'un tribunal spécial chargé de juger les crimes commis sous le régime de l'ex-dictateur. M. Jammeh pourrait être le principal mis en cause devant cette cour.
Le gouvernement gambien a endossé en 2022 les recommandations d'une commission qui s'est penchée sur les atrocités de l'ère Jammeh, et a accepté de poursuivre 70 personnes, à commencer par M. Jammeh.
La Gambie, ancienne colonie britannique de deux millions d'habitants et plus petit Etat continental d'Afrique, figure parmi les 20 pays les moins développés au monde, selon les Nations unies.
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