Explosion des cas de Covid-19 : entre relâchement général, festivités de fin d’année, une troisième dose envisagée…


Le Sénégal connaît depuis quelques jours une explosion du nombre de cas de Covid-19. Avec plus de 525 cas enregistrés ce mercredi 05 janvier, le variant Omicron est bien là et il est en train de faire des ravages comme l'atteste l’explosion des cas durant cette 4ème vague. Cette hausse du nombre de cas peut s'expliquer par un relâchement général, les multitudes  manifestations et festivités de Noël et de fin d’année, l’absence de gestes ou mesures barrières. Une situation qui commence à inquiéter certains citoyens, les autorités et le corps médical craignant une quatrième vague, si elle n'est pas à nos portes.
 
Le Docteur Agnès Natalie Diop en service au Centre de Santé Phillippe Maguilen Senghor a fait savoir que les Sénégalais ont baissé les bras face à cette nouvelle vague du nouveau variant Omicron. « Après la fin de la deuxième vague, les Sénégalais croyaient qu’ils se sont débarrassés du Covid-19. Même la communication autour de la maladie n’était pas intéressante. Certains ont recommencé leurs activités en oubliant ou ignorant le port de masque, l'usage de gel et les mesures barrières. Malgré la présence de ce nouveau variant Omicron, les rassemblements et les manifestations sont monnaie courante et les frontières sont ouvertes. Il n'y a pas encore des mesures restrictives prises par l’État pour contrecarrer cette maladie. Ce qui, d'une part, explique l’explosion des cas », a diagnostiqué la blouse blanche qui liste les symptômes les plus fréquents de cette nouvelle variante ‘’Omicron’’ que sont Enzymes, écoulements nasaux, rhume, courbature, céphalées, etc...
 
 
Concernant la prise en charge des patients qui présentent les symptômes du variant Omicron, le Docteur Diop a informé la création au sein du centre de Santé d'une unité spéciale chargée des tests de covid-19. « Cette unité réalise 100 à 120 tests par jour, soit un taux de positivité de 50 %.
 
 
Pour faire face à cette pandémie afin d’éviter le pire, la professionnelle de santé invite les populations à observer les mesures barrières et à se faire vacciner. « Il faut aller se vacciner et nous avons tous les types de vaccins. Le débat tourne autour d'une troisième dose. Certains disent que même s’ils sont vaccinés, ils peuvent choper le virus. C’est possible, mais c’est moins dangereux avec les personnes vaccinées.
 
Elle ajoute que le ministère de la Santé est en train de voir les procédés qu’il faut adapter pour permettre aux personnes qui ont déjà pris les deux doses de vaccins, de prendre leur troisième dose. Il estime que si la troisième dose est validée, il faudra détecter les personnes prioritaires à savoir les personnes âgées et les femmes enceintes.
 
Rencontrée devant la porte principale du Centre de Santé Philippe Maguilen Senghor, vêtue de blouse blanche, Fatima Amadou Sow expose son inquiétude face à cette maladie. « Nous sommes vraiment inquiets parce que les mesures barrières ne sont pas respectées par les Sénégalais », dit-elle, avant de souligner que l’augmentation des cas est le fait du non-respect des mesures barrières. Il juge que c'est une chose obligatoire en cette période.
 
À l’en croire, il faut plus de sensibilisation comme dans les autres pays où la sensibilisation est plus rigoureuse.
 
Vendeuse de poisson au quai de pêche de Yoff, Khadijatou Cissé prie pour la fin de cette pandémie qu’elle estime comme une malédiction tombée du ciel. "Cette maladie à bloqué toutes nos activités et nos économies. Nous invitons le gouvernement à multiplier ses efforts pour aider les patients », a-t-elle dénoncé. Reportage...
Jeudi 6 Janvier 2022
Dakaractu




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