Le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a rouvert un débat rarement abordé aussi frontalement par un chef d’État africain, en s’attaquant publiquement à la formation religieuse dispensée par plusieurs pays arabes à de jeunes Burkinabè. Selon des propos largement relayés, l’homme fort de Ouagadougou affirme qu’environ un millier d’étudiants burkinabè seraient actuellement recensés en Arabie saoudite, tous inscrits dans des filières consacrées à la charia et au droit musulman, sans qu’aucun n’y apprenne, selon lui, un métier. Il s’interroge publiquement sur la finalité de cet enseignement et sur le pays dans lequel ces jeunes formés au droit islamique entendraient, à terme, l’appliquer.
Le chef de la junte va plus loin en inscrivant cette sortie dans une lecture historique, accusant le monde arabo-musulman d’avoir, selon ses mots, cherché à « exterminer l’Afrique » en y imposant l’esclavage pendant environ un millénaire. Cette déclaration intervient dans un contexte particulier : elle coïncide avec l’interpellation à son domicile de l’imam sunnite Mohamed Issaque Kindo, arrêté après la diffusion d’un message vocal dans lequel il critiquait un projet de loi restreignant les prières dans les lieux publics. Traoré annonce par ailleurs vouloir rapatrier les étudiants burkinabè inscrits en charia dans les universités arabes, brandissant la menace d’une déchéance de nationalité pour ceux qui refuseraient de rentrer.
Un débat qui resurgit quelques semaines après que le président burkinabè a reçu en grande pompe l’ambassadeur d’Israël, Simon Seroussi, accrédité auprès de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo et du Burkina Faso. La cérémonie de présentation des lettres de créance, célébrée fin juin, visait officiellement à raffermir une coopération bilatérale fondée sur un accord général de coopération économique, scientifique, technique et culturelle. Ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large d’Israël, qui cherche à approfondir ses liens avec plusieurs capitales du Sahel, y compris, selon certaines sources, avec le Mali voisin.
Le chef de la junte va plus loin en inscrivant cette sortie dans une lecture historique, accusant le monde arabo-musulman d’avoir, selon ses mots, cherché à « exterminer l’Afrique » en y imposant l’esclavage pendant environ un millénaire. Cette déclaration intervient dans un contexte particulier : elle coïncide avec l’interpellation à son domicile de l’imam sunnite Mohamed Issaque Kindo, arrêté après la diffusion d’un message vocal dans lequel il critiquait un projet de loi restreignant les prières dans les lieux publics. Traoré annonce par ailleurs vouloir rapatrier les étudiants burkinabè inscrits en charia dans les universités arabes, brandissant la menace d’une déchéance de nationalité pour ceux qui refuseraient de rentrer.
Un débat qui resurgit quelques semaines après que le président burkinabè a reçu en grande pompe l’ambassadeur d’Israël, Simon Seroussi, accrédité auprès de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo et du Burkina Faso. La cérémonie de présentation des lettres de créance, célébrée fin juin, visait officiellement à raffermir une coopération bilatérale fondée sur un accord général de coopération économique, scientifique, technique et culturelle. Ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large d’Israël, qui cherche à approfondir ses liens avec plusieurs capitales du Sahel, y compris, selon certaines sources, avec le Mali voisin.
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