À la suite des révélations sur une dette cachée du Sénégal envers le FMI, héritée de l’ancien gouvernement de Macky Sall, la question de la transparence, des responsabilités internationales et des marges de manœuvre de l’État se pose avec acuité. Dans un contexte de pression budgétaire, de risques sociaux et d’incertitudes économiques, cette crise relance le débat sur la souveraineté financière, la justice sociale et l’avenir des politiques publiques.
Dans un contexte marqué par de fortes tensions autour de la dette publique, Afrikajom Center, en partenariat avec Finance for Development Lab, convie ce vendredi 6 février 2026 les acteurs économiques, institutionnels et citoyens à la journée d’Agora/Penc consacrée à la Crise de la Dette au Sénégal. Cette rencontre, organisée à l’occasion du lancement du Rapport Ndiaye-Kessler, rassemblera économistes, experts, universitaires, parlementaires et représentants de la société civile afin d’examiner les causes, les impacts et les pistes de sortie de la crise, dans une dynamique de dialogue et de propositions concrètes.
Pour Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, la crise actuelle constitue « une épreuve pour ce régime », voire « son épreuve qualifiante ». Il avertit que « si cette stratégie échoue, ce ne sont pas seulement les générations actuelles, mais aussi les générations futures qui seront victimes ». Selon lui, « la dette, c’est nous qui la payons, donc nous avons notre mot à dire ».
Insistant sur l’impact concret de la crise, il rappelle que « la question de la dette, pour nous, demain, c’est ce qu’on va manger à table, est-ce qu’on pourra payer la scolarité de nos enfants ». Il interpelle directement les institutions financières internationales, exigeant qu’elles « respectent les droits économiques, sociaux et culturels » et qu’elles prennent en compte « les droits fondamentaux de l’homme » dans toute négociation.
Alioune Tine pointe également la responsabilité du Fonds monétaire international : « La responsabilité du FMI est totale dans cette histoire ». Il affirme que « le FMI ne peut pas dire qu’il ne savait pas » et exige des clarifications : « Le FMI doit nous donner des explications… soit c’est par ignorance, soit c’est fait exprès, c’est-à-dire c’est délibéré ».
Parmi les pistes avancées par Alioune Tine, figurent « la restructuration » mais aussi « l’effacement et l’annulation de la dette », soutenues par des initiatives comme « la commission de Stiglitz ». Alioune Tine appelle enfin le gouvernement à « consulter les populations » et à « mobiliser l’opinion » afin de défendre un équilibre entre remboursement, développement et justice sociale.
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