À Thiès, la situation de l’hygiène et de la salubrité dans plusieurs écoles élémentaires, est devenue préoccupante.
Dans plusieurs établissements, les factures d’eau et d’électricité ne sont pas prises en charge[...], entraînant des coupures récurrentes. Cette charge est très souvent transférée aux parents d’élèves, en violation de l’esprit de la gratuité de l’école publique.
Les blocs sanitaires, souvent mal entretenus ou complétement dégradés, sont dans un état incompatible avec la dignité des enfants et les exigences minimales de santé publique.
La cause principale de cette situation reste l’inaction persistante et l’insensibilité des élus locaux. Malgré les sollicitations répétées des directeurs d’écoles, des parents d’élèves et les interpellations de simples citoyens, les exécutifs municipaux concernés restent sourds, sans réponse écrite, sans solution durable, sans calendrier d’intervention.
Les directeurs d’école, premiers témoins de cette réalité, se retrouvent impuissants, enfermés dans une obligation de réserve qui les empêche d’alerter publiquement, alors même que les risques sanitaires sont évidents. Certains directeurs dans le désarroi total sont souvent contraints de solliciter des bonnes volontés, des parents, des commerçants, ou des partenaires occasionnels pour payer des factures ou rétablir une fourniture coupée. Les placer dans cette posture, tout en leur imposant le silence par l’obligation de réserve, revient à leur demander d’assumer la honte sans avoir le droit de dénoncer.
C’est une humiliation pour l’institution scolaire. C’est un renversement inacceptable des rôles.
Il ne s’agit ni de rumeurs ni d’exagérations : Il suffit de faire le tour des écoles dans les communes[...], pour constater la réalité et l’ampleur du problème.
Cette dégradation avancée de l’hygiène et de la salubrité dans plusieurs écoles élémentaires publiques à Thiès n’est plus un simple dysfonctionnement. C’est une faute publique persistante, connue et tolérée. Elle engage désormais la responsabilité directe de l’État.
Face à cette situation, il revient :
° au Ministre de l’Education nationale, garant du bon fonctionnement de l’école publique, d’exiger que les conditions minimales d’hygiène et de salubrité soient assurées sans délai ;
° au Ministère des Collectivités territoriales, en charge de la tutelle des communes, de faire respecter les obligations légales des mairies, notamment en matière de prise en charge de l’eau, de l’électricité et de l’entretien des infrastructures scolaires.
Le silence ou l’inaction vaudraient acceptation tacite de l’inacceptable.
L’école publique ne peut être un espace de renoncement, de précarité et d’insalubrité[...]. Gouverner une commune, c’est aussi garantir l’eau, l’électricité et la dignité dans les écoles. Quand les maires ne répondent plus, l’État doit s’imposer.
L’intérêt supérieur de l’enfant impose une décision claire, ferme et immédiate...
Maître Habib VITIN,
Président du Mouvement Thiès-d’abord
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