Le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, a appelé lors du lancement du 10e Forum de Dakar à abandonner l’approche purement militaire de la sécurité pour adopter une vision globale intégrant prévention, développement et résilience face aux menaces hybrides qui frappent le continent. « Il est tout aussi impératif d’approfondir la réflexion sur les réponses collectives qu’il convient d’apporter face aux menaces hybrides et transnationales grâce à une approche intégrée de la sécurité et au renforcement des partenariats », a-t-il déclaré devant les diplomates, experts et officiers généraux réunis pour préparer le forum prévu les 20 et 21 avril 2026.
Cette déclaration marque une rupture stratégique majeure dans la conception de la sécurité sur le continent. Le ministre ajoute qu’aucune partie du monde n’est épargnée par la tourmente.« Des menaces hybrides telles que la prolifération des conflits internes ou interétatiques, la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée, l’instabilité économique et les défaillances dans les systèmes de gouvernance politique » constituent désormais le quotidien sécuritaire du continent, obligeant les États à repenser totalement leur approche, a-t-il soutenu. Cheikh Niang a également insisté sur la nécessité de lier étroitement sécurité et développement, considérant que l’un ne peut exister durablement sans l’autre. Cette vision holistique rompt avec les pratiques traditionnelles qui cantonnent la sécurité aux seules dimensions militaires et policières. Le ministre plaide pour que les États africains développent des capacités d’anticipation plutôt que de se contenter de réagir aux crises, plaçant la prévention et la résilience au cœur des politiques sécuritaires continentales.
L’intégration régionale constitue le second pilier de cette nouvelle architecture sécuritaire. « Il est impératif de nous adapter dans un monde en pleine mutation et à faire en sorte que la voix de l’Afrique soit plus audible, afin de contribuer davantage à l’édification d’un ordre mondial plus juste, plus durable et réellement partagé », a martelé le chef de la diplomatie sénégalaise. Dans un contexte marqué par la reconfiguration des alliances régionales et la crise du multilatéralisme, le renforcement de la coopération entre États africains apparaît comme une nécessité vitale pour faire face collectivement aux menaces qui ne connaissent pas de frontières.
Le prochain Forum de Dakar consacrera un bloc thématique entier aux dispositifs africains de sécurité collective, examinant le rôle des forces multinationales, des coalitions ad-hoc et d’autres mécanismes régionaux. L’objectif est d’évaluer leur efficacité face à des menaces telles que l’expansion du terrorisme vers les États côtiers ouest-africains, tout en réfléchissant aux moyens de développer une industrie de défense continentale et une efficacité géostratégique renforcée. Le ministre a reconnu les contraintes qui ralentissent l’aspiration à l’intégration régionale africaine, soulignant la nécessité de les identifier pour mieux les surmonter dans le but de renforcer les mécanismes de sécurité collective.
Cette approche révolutionnaire s’inscrit dans le cadre plus large de la recherche de solutions durables aux défis de stabilité, thème central du forum qui réunira décideurs, experts, forces de sécurité et société civile. Pour Cheikh Niang, il s’agit de passer d’une culture de la réaction à une culture de l’anticipation, impliquant le développement de systèmes d’alerte précoce, l’investissement massif dans l’éducation et la formation, la création d’emplois pour tarir le vivier de recrutement des groupes armés, le renforcement des institutions et l’amélioration des services publics.
La vision défendue par le ministre sénégalais suppose également « une réappropriation de nos priorités, une redéfinition de nos modèles de coopération et surtout un rôle actif dans la gouvernance mondiale », permettant à l’Afrique de réduire sa dépendance en matière d’équipements et de stratégies sécuritaires. Cette approche intégrée vise à construire une Afrique plus stable et plus prospère, capable de tracer sa propre voie vers la paix et la sécurité en s’appuyant sur ses ressources, ses valeurs et sa vision du développement, plutôt que de subir passivement les mutations géopolitiques mondiales qui amplifient les vulnérabilités du continent.
Cette déclaration marque une rupture stratégique majeure dans la conception de la sécurité sur le continent. Le ministre ajoute qu’aucune partie du monde n’est épargnée par la tourmente.« Des menaces hybrides telles que la prolifération des conflits internes ou interétatiques, la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée, l’instabilité économique et les défaillances dans les systèmes de gouvernance politique » constituent désormais le quotidien sécuritaire du continent, obligeant les États à repenser totalement leur approche, a-t-il soutenu. Cheikh Niang a également insisté sur la nécessité de lier étroitement sécurité et développement, considérant que l’un ne peut exister durablement sans l’autre. Cette vision holistique rompt avec les pratiques traditionnelles qui cantonnent la sécurité aux seules dimensions militaires et policières. Le ministre plaide pour que les États africains développent des capacités d’anticipation plutôt que de se contenter de réagir aux crises, plaçant la prévention et la résilience au cœur des politiques sécuritaires continentales.
L’intégration régionale constitue le second pilier de cette nouvelle architecture sécuritaire. « Il est impératif de nous adapter dans un monde en pleine mutation et à faire en sorte que la voix de l’Afrique soit plus audible, afin de contribuer davantage à l’édification d’un ordre mondial plus juste, plus durable et réellement partagé », a martelé le chef de la diplomatie sénégalaise. Dans un contexte marqué par la reconfiguration des alliances régionales et la crise du multilatéralisme, le renforcement de la coopération entre États africains apparaît comme une nécessité vitale pour faire face collectivement aux menaces qui ne connaissent pas de frontières.
Le prochain Forum de Dakar consacrera un bloc thématique entier aux dispositifs africains de sécurité collective, examinant le rôle des forces multinationales, des coalitions ad-hoc et d’autres mécanismes régionaux. L’objectif est d’évaluer leur efficacité face à des menaces telles que l’expansion du terrorisme vers les États côtiers ouest-africains, tout en réfléchissant aux moyens de développer une industrie de défense continentale et une efficacité géostratégique renforcée. Le ministre a reconnu les contraintes qui ralentissent l’aspiration à l’intégration régionale africaine, soulignant la nécessité de les identifier pour mieux les surmonter dans le but de renforcer les mécanismes de sécurité collective.
Cette approche révolutionnaire s’inscrit dans le cadre plus large de la recherche de solutions durables aux défis de stabilité, thème central du forum qui réunira décideurs, experts, forces de sécurité et société civile. Pour Cheikh Niang, il s’agit de passer d’une culture de la réaction à une culture de l’anticipation, impliquant le développement de systèmes d’alerte précoce, l’investissement massif dans l’éducation et la formation, la création d’emplois pour tarir le vivier de recrutement des groupes armés, le renforcement des institutions et l’amélioration des services publics.
La vision défendue par le ministre sénégalais suppose également « une réappropriation de nos priorités, une redéfinition de nos modèles de coopération et surtout un rôle actif dans la gouvernance mondiale », permettant à l’Afrique de réduire sa dépendance en matière d’équipements et de stratégies sécuritaires. Cette approche intégrée vise à construire une Afrique plus stable et plus prospère, capable de tracer sa propre voie vers la paix et la sécurité en s’appuyant sur ses ressources, ses valeurs et sa vision du développement, plutôt que de subir passivement les mutations géopolitiques mondiales qui amplifient les vulnérabilités du continent.
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