Coup d’État au Burkina : « Le facteur crise sécuritaire a été un détonateur » (Jacob Ouédraogo, Ambassadeur)


La mutinerie, qui a eu lieu dimanche 23 janvier, a tourné au putsch quand les militaires ont arrêté le président Roch Marc Christian Kaboré. Le lendemain, les putschistes sont apparus à la télévision pour annoncer que l’armée « avait pris ses responsabilités », avant de pousser le Chef d’Etat burkinabè à la démission.

Le coup d’État au Burkina Faso est-elle lié aux attaques terroristes ? Toujours est-il que des attentats sont intervenus dans un contexte très tendu marqué par de graves crises sécuritaires.

Selon Jacob Ouédraogo, plusieurs facteurs peuvent mener à un embrasement général. L’ambassadeur du Burkina à Dakar s’est appesanti sur la crise sur le plan sécuritaire qui peut être un facteur déclenchant à l’aggravation de la situation, puis au coup d’État. 

« Le facteur crise sécuritaire a été un détonateur », a dit le représentant diplomatique, dans cet entretien accordé à Dakaractu.

Si le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, présidé par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a pris le pouvoir, il a donc fallu un fort élément détonateur.
Jeudi 3 Février 2022
Dakaractu




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