Thiès : à peine sortis de prison, deux récidivistes présumés retombent pour une agression au coupe-coupe

Jean Philippe Faye et Pape Ndongo, alias Pape Sy, récemment libérés après avoir purgé des peines respectives de six et sept ans de prison, ont de nouveau été interpellés dans une affaire d’agression armée et de vol de moto. Selon Libération, la victime aurait été attirée dans un endroit isolé à Fandène avant d’être menacée avec un coupe-coupe.


Trois personnes présentées au parquet
 
Le commissariat du premier arrondissement de Thiès a présenté au parquet, le 14 juillet, trois individus poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec usage d’une arme blanche et recel.
 
Les principaux mis en cause sont Jean Philippe Faye et Pape Ndongo, plus connu sous le surnom de Pape Sy.
 
La troisième personne est le frère de Pape Sy, interpellé après que la moto volée a été retrouvée en sa possession.
 
Selon Libération, Jean Philippe Faye et Pape Sy venaient récemment de terminer des peines de six et sept ans de prison ferme.
 
Un conducteur de Jakarta conduit un suspect au commissariat
 
Dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 juillet 2026, M.M. Gningue, conducteur de moto Jakarta, a conduit Jean Philippe Faye auprès des policiers.
 
Il l’accusait de l’avoir agressé avec l’aide d’un autre individu armé d’un coupe-coupe.
 
La victime présumée a expliqué aux enquêteurs que les faits avaient commencé le dimanche 5 juillet 2026. Ce jour-là, Jean Philippe Faye lui aurait demandé de le transporter à Fandène.
 
Le suspect aurait affirmé vouloir rendre visite à un ami logeant dans un hôtel de la localité.
 
Un déplacement qui aurait caché un piège
 
D’après le récit de M.M. Gningue, la demande de transport n’aurait été qu’un stratagème destiné à l’attirer dans un endroit isolé.
 
Une fois arrivés à destination, un second individu aurait brusquement surgi en brandissant un coupe-coupe.
 
Sous la menace de cette arme blanche, le conducteur aurait reçu l’ordre de remettre sa moto ainsi que la sacoche qu’il portait.
 
Les agresseurs présumés se seraient ensuite emparés des biens avant de quitter les lieux.
 
Jean Philippe Faye désigne son complice présumé
 
Entendu par les enquêteurs, Jean Philippe Faye aurait reconnu les faits sans hésitation, affirme Libération.
 
Il aurait déclaré avoir commis l’agression avec un ami nommé Pape Sy. Cette déclaration a conduit les éléments de la brigade de recherches à engager des opérations pour retrouver ce dernier.
 
Les policiers se sont d’abord rendus à son domicile. Sur place, ils auraient constaté que Pape Sy avait déjà quitté la ville.
 
Pape Sy attiré dans un appartement meublé
 
N’ayant pas trouvé le suspect chez lui, les enquêteurs ont pris contact avec l’une de ses connaissances.
 
Par l’intermédiaire de cette personne, ils seraient parvenus à attirer Pape Sy dans un appartement meublé.
 
Le suspect y a été interpellé avant d’être conduit dans les locaux de la police pour audition.
 
Selon le quotidien, Pape Sy aurait également reconnu son implication dans l’agression du conducteur de Jakarta.
 
Le besoin urgent d’argent invoqué
 
Au cours de son audition, Pape Sy aurait expliqué que Jean Philippe Faye lui avait confié avoir urgemment besoin d’argent.
 
Il aurait soutenu avoir accepté de l’aider à agresser M.M. Gningue pour cette raison.
 
Cette version n’a cependant pas totalement convaincu les enquêteurs. La moto dérobée n’avait pas simplement été abandonnée après l’agression : elle a été retrouvée entre les mains du frère de Pape Sy.
 
La moto retrouvée en activité
 
Le frère de Pape Sy utilisait la moto à des fins de transport au moment où elle a été localisée, rapporte Libération.
 
Cette découverte a conduit les enquêteurs à l’interpeller pour recel. Il est ainsi devenu la troisième personne présentée au parquet dans le cadre de cette affaire.
 
La justice devra déterminer dans quelles conditions il est entré en possession de la moto et s’il savait qu’elle provenait d’un vol commis sous la menace d’une arme blanche.
 
Des antécédents judiciaires particulièrement lourds
 
Les recherches effectuées dans les archives judiciaires auraient révélé que Jean Philippe Faye et Pape Ndongo, alias Pape Sy, avaient déjà été condamnés.
 
Les deux hommes venaient, selon Libération, de finir de purger des peines de six et sept années de prison ferme.
Vendredi 17 Juillet 2026
Dakaractu



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