Blague mortelle à Yeumbeul-Nord : une plaisanterie de trop vire au drame conjugal


Ce qui devait être une simple plaisanterie entre voisins s’est mué en drame sanglant, plongeant le quartier Hal Poular de Yeumbeul-Nord dans la stupeur.
 
Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 octobre 2025, A. Ba, un maçon connu pour son humour et son caractère jovial, a perdu la vie après avoir été taillé à coups de sabre par B. Diène, un époux furieux. Le meurtrier s’est ensuite livré de lui-même à la police.
 
 
Une visite amicale qui tourne au cauchemar
 
Selon les informations recueillies par L’Observateur, A. Ba, 32 ans, était bien connu dans le quartier pour son tempérament rieur et ses blagues parfois un peu trop osées. Ce soir-là, fidèle à lui-même, il pénètre sans prévenir dans la chambre conjugale d’un couple, pensant amuser son ami, B. Diène, âgé de 41 ans, marié à une femme du quartier.
 
Mais la plaisanterie de trop tombe :
 
« Où est ton fou de mari ? », aurait lancé A. Ba à l’épouse de B. Diène, en riant.
 
Une phrase qui va mettre le feu aux poudres. Piqué au vif, l’époux bondit de son lit, réplique sèchement :
 
« Je ne te permets pas de me traiter de fou ! »
 
La tension monte, les insultes fusent, et la dispute éclate, d’abord dans la chambre, puis dans la rue, où les deux hommes en viennent aux mains.
 
 
Une vengeance préméditée
 
Les témoins, selon L’Observateur, parviennent à séparer les deux hommes, pensant l’incident clos. Mais B. Diène, encore bouillant de colère, rentre dans la maison de sa belle-famille, y saisit un sabre qu’il dissimule sous ses habits, et quitte les lieux, direction Guédiawaye.
 
Sur le chemin, il recroise A. Ba. Cette fois, la confrontation tourne à la tragédie.
Selon ses propres aveux, B. Diène déclare :
 
« Il avait un couteau. Je lui ai donné trois coups de sabre : un au poignet pour le désarmer, un autre à la tête, et le dernier au ventre. »
 
Trois coups violents, dont un a littéralement fendu le crâne du maçon. A. Ba s’effondre dans la rue, baignant dans son sang, tandis que son bourreau s’enfuit vers Guédiawaye.
 
 
“Je l’ai tué” : le meurtrier se rend à la police
 
Quelques heures plus tard, rongé par la peur et la culpabilité, B. Diène se présente de lui-même au commissariat de Wakhinane-Nimzatt, confessant son crime. Après une brève audition, il est placé en garde à vue avant d’être remis aux enquêteurs du commissariat de Yeumbeul-Nord, territorialement compétents.
 
Pendant ce temps, des habitants, alertés par les hurlements d’A. Ba agonisant, accourent dans la rue. Les sapeurs-pompiers arrivent et transportent la victime à l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye. Mais malgré les efforts des secours, A. Ba succombe à ses blessures dans la matinée du lundi.
 
 
 Le quartier sous le choc
 
Dans le quartier Hal Poular, la consternation est totale. Pour beaucoup, A. Ba était un symbole de bonne humeur.
 
« Il faisait rire tout le monde. C’était un bon gars, il ne faisait de mal à personne », témoigne un voisin, cité par L’Observateur.
 
Mais pour d’autres, ses plaisanteries jugées excessives pouvaient parfois irriter. Ce soir-là, sa blague aura été celle de trop.
 
 
Une affaire de meurtre ouverte à Yeumbeul-Nord
 
Le parquet a ouvert une enquête pour meurtre. B. Diène, qui a reconnu les faits, risque désormais de lourdes poursuites pénales.
Mardi 28 Octobre 2025
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Twitter



Dans la même rubrique :