‎Violence juvénile à Kolda : La fièvre des parents... ‎


‎La violence juvénile est devenue une fièvre difficile à soigner chez les parents au Fouladou. Pour en savoir un peu plus, nous avons donné la parole aux parents pour s'exprimer sur ce phénomène. Ces derniers à travers notre micro se disent "préoccupés" des violences des jeunes souvent mortelles. Ainsi, les bagarres ou batailles rangées entre jeunes virent souvent à des blessures graves, des traumatismes, suivies de mort avec utilisation d'armes blanches. Malgré les nombreuses condamnations ou dissuasions, les jeunes sont imprévisibles. 
‎À cela, il faut ajouter l'utilisation de drogues comme le "kush", le tabagisme, l'alcool ou le chanvre indien accentué avec les scènes horribles des réseaux sociaux. Cependant, les principales raisons peuvent être la crise économique et la faillite de l'éducation familiale. Pour rappel, le dernier meurtre remonte à une semaine avec la mort tragique du jeune Thierno Ibrahima Kanté à l'arme blanche.
‎Un parent du nom de Sidy estime que ce phénomène regrettable est dû au fait que la mort a été démystifiée car les enfants assistent maintenant aux enterrements. Dans la foulée, il précise "à l'époque, les enfants étaient cachés s'il y avait décès dans l'entourage. C'est pourquoi, les enfants n'ont plus peur de la mort surtout avec l'avènement des réseaux sociaux. Cette situation fait entrevoir une peur permanente chez les parents."
‎À Kolda, les jeunes et adolescents sont influencés par des groupes comme celui dénommé "Colombie" souvent cité dans des bagarres extraordinaires. Souvent, on assiste à des batailles rangées entre jeunes ou adolescents lors de manifestations culturelles ou de soirées dansantes où l'alcool coule à flots. Dans cette lancée, M Papa soutient que les parents ont fini de démissionner de l'éducation de leurs enfants à cause de la crise économique.
‎Pour Mouminy, "les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas lucides car l'accès à l'alcool est très facile et les réseaux sociaux influencent beaucoup la vie des jeunes. Ainsi, ces derniers veulent transposer cette fiction dans la réalité. C'est pourquoi, les parents sont sur le qui-vive quand les enfants sont absents de la maison..."
‎Les avis des parents sont partagés sur ce phénomène, d'après Fatou D. "aujourd'hui, le sevrage ou le défaut de donner le lait maternel aux nourrissons serait un risque majeur aussi. Et ceci fait que les enfants n'ont plus le culte de la pudeur, de l'amour fraternel. Ce sont tous ces facteurs qui constituent un danger pour les parents."
‎Au Fouladou, l'éducation des jeunes a été citée longtemps en exemple. Mais depuis quelques années, la dégradation des mœurs gagne du terrain comme partout ailleurs entraînant avec elle la désintégration du tissu social...


Jeudi 25 Juin 2026
Madou Diallo



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