ZAHRA IYANE THIAM : « Il nous faut savoir raison garder et savoir les questions de l'heure... Le défi, c'est 2022. Nous ne serons pas à l'abri de lobbies »


Donner son avis sur la guéguerre qui existe au sein de l'Apr et qui est entretenue par des pontes du parti, est pour Zahra Iyane Thiam, une entreprise périlleuse. Elle n'utilise pas exactement l'adjectif "périlleuse" mais elle parle de "question colle."

La ministre de la micro finance, de l'économie sociale et solidaire avoue d'ailleurs, avoir feinté la question toutes les fois qu'elle a été invitée à  donner son point de vue dessus.

Le "Jury du dimanche" n'aura guère non plus le privilège de la voir se prononcer sur la question. Néanmoins, elle se contentera de reconnaître que le peuple Sénégalais a le droit de voir sa lanterne éclairée sur toutes ces vagues d'accusations et de contre accusations faites de part et d'autre.

Ainsi, dira-t-elle ce qui suit : "Nous sommes dans un contexte où le peuple a le devoir de savoir. Et de ce point de vue, je pense qu'il nous faut savoir raison garder et savoir les questions de l'heure. Pour moi, le défi, c'est 2022. Nous ne serons pas à l'abri  de lobbies, de pressions extérieures. Aujourd'hui,  le combat que nous devons mener ce n'est pas un combat entre personnes du même bord ou entre adversaires politiques, mais un combat de patriotes".

Elle précisera, en passant, que si quelqu'un se sent lésé ou diffamé, il y a des mécanismes établis pour se défendre. 

Interpellée sur la marche contre la hausse du prix de l'électricité, le ministre dira comprendre l'attitude de l'opposition. " Nous avons été dans l'opposition. Nous avons au même endroit manifesté pour les mêmes préoccupations ".

Toutefois, elle trouvera exagérée l'exigence faite à l'État de travailler à libérer Guy Marius Sagna et codétenus. "Un des points soulevés au cours de cette manifestation, c'est l'arrestation de certains de leurs camarades qui n'ont pas été en conformité avec la loi. Ils ont été manifester dans un périmètre interdit.  C'est qu'ils ont violé la loi. La Constitution a des déclinaisons.  Elle énonce des principes. Des lors que l'arrêté Ousmane Ngom existe, il faut le respecter.  Nous avons toujours manifesté dans les périmètres autorisés ".

À la question de savoir si ces derniers, seront libérés avant l'ultimatum donné, Zahra Iyane Thiam se voudra claire dans sa réponse. " Ce n'est pas à l'État d'appréhender et de libérer. La justice ne se fait pas sur la base de pression mais de faits. Nous avons des parents qui ont maille à partir avec la justice... " 
Dimanche 15 Décembre 2019
Dakaractu




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