Le président Donald Trump se demande pourquoi l'Iran n'a pas déjà "capitulé" devant le déploiement militaire de Washington destiné à le pousser à accepter un accord nucléaire, a déclaré l'émissaire américain Steve Witkoff.
Les deux pays ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects via une médiation omanaise, dans un contexte d'intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe, où Washington a dépêché deux porte-avions.
Le président américain "s'étonne" de la position de l'Iran, après l'avoir averti de lourdes conséquences en cas d'échec sur un accord, a déclaré M. Witkoff, interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump.
"Je ne veux pas employer le mot +frustré+, parce qu'il sait qu'il a de nombreuses alternatives, mais il est s'étonne de savoir pourquoi ils n'ont pas... capitulé", a-t-il affirmé dans cette interview réalisée jeudi et diffusée samedi par la chaîne américaine.
"Pourquoi, sous cette pression, avec la puissance maritime et navale déployée là-bas, ne sont-ils pas venus vers nous en disant : +Nous affirmons ne pas vouloir l'arme (nucléaire), alors voici ce que nous sommes prêts à faire+ ?".
Malgré cette pression, "il est difficile de les amener à ce stade", a-t-il reconnu.
L'émissaire américain a également confirmé qu'il avait rencontré Reza Pahlavi, le fils du chah déchu, qui n'est pas retourné en Iran depuis la révolution islamique de 1979 ayant renversé la monarchie. "Je l'ai rencontré sur instruction du président ", a-t-il déclaré.
"Je pense qu'il est très engagé pour son pays, qu'il se soucie de son pays. Mais cela relèvera des décisions du président Trump", a ajouté M. Witkoff.
Installé aux États-Unis, Reza Pahlavi s'est dit prêt le 14 février à Munich, devant 250.000 partisans, à conduire le pays vers un "avenir démocratique et laïque", alors que Donald Trump avait affirmé la veille qu'un "changement de régime" serait "la meilleure chose qui puisse arriver" à l'Iran.
Les propos de M. Witkoff interviennent au lendemain des déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirmant vouloir un "accord rapide", "qui intéresse les deux parties".
Jeudi, le président américain avait fixé un ultimatum à l'Iran, de 15 jours au plus, pour conclure un accord, avertissant que, dans le cas contraire, "de mauvaises choses" se produiraient.
Donald Trump ne réussira pas à détruire la République islamique d'Iran, avait assuré auparavant le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
Les pays occidentaux soupçonnent la République islamique de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément, tout en insistant sur son droit à l'enrichissement de l'uranium à des fins civiles.
Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran est le seul pays non doté de l'arme nucléaire à enrichir de l'uranium à un niveau élevé (60%), proche du seuil de 90% nécessaire pour une bombe et bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par un accord en 2015.
L'Iran, de son côté, cherche à négocier la levée de sanctions qui asphyxient son économie depuis des décennies, entraînant une hyperinflation chronique et une forte dépréciation de la monnaie nationale, le rial, un phénomène qui s'est particulièrement accentué ces derniers mois et a été l'élément déclencheur en décembre des vastes manifestations.
Les deux pays ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects via une médiation omanaise, dans un contexte d'intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe, où Washington a dépêché deux porte-avions.
Le président américain "s'étonne" de la position de l'Iran, après l'avoir averti de lourdes conséquences en cas d'échec sur un accord, a déclaré M. Witkoff, interrogé sur Fox News par Lara Trump, la belle-fille de Donald Trump.
"Je ne veux pas employer le mot +frustré+, parce qu'il sait qu'il a de nombreuses alternatives, mais il est s'étonne de savoir pourquoi ils n'ont pas... capitulé", a-t-il affirmé dans cette interview réalisée jeudi et diffusée samedi par la chaîne américaine.
"Pourquoi, sous cette pression, avec la puissance maritime et navale déployée là-bas, ne sont-ils pas venus vers nous en disant : +Nous affirmons ne pas vouloir l'arme (nucléaire), alors voici ce que nous sommes prêts à faire+ ?".
Malgré cette pression, "il est difficile de les amener à ce stade", a-t-il reconnu.
L'émissaire américain a également confirmé qu'il avait rencontré Reza Pahlavi, le fils du chah déchu, qui n'est pas retourné en Iran depuis la révolution islamique de 1979 ayant renversé la monarchie. "Je l'ai rencontré sur instruction du président ", a-t-il déclaré.
"Je pense qu'il est très engagé pour son pays, qu'il se soucie de son pays. Mais cela relèvera des décisions du président Trump", a ajouté M. Witkoff.
Installé aux États-Unis, Reza Pahlavi s'est dit prêt le 14 février à Munich, devant 250.000 partisans, à conduire le pays vers un "avenir démocratique et laïque", alors que Donald Trump avait affirmé la veille qu'un "changement de régime" serait "la meilleure chose qui puisse arriver" à l'Iran.
Les propos de M. Witkoff interviennent au lendemain des déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirmant vouloir un "accord rapide", "qui intéresse les deux parties".
Jeudi, le président américain avait fixé un ultimatum à l'Iran, de 15 jours au plus, pour conclure un accord, avertissant que, dans le cas contraire, "de mauvaises choses" se produiraient.
Donald Trump ne réussira pas à détruire la République islamique d'Iran, avait assuré auparavant le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
Les pays occidentaux soupçonnent la République islamique de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément, tout en insistant sur son droit à l'enrichissement de l'uranium à des fins civiles.
Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran est le seul pays non doté de l'arme nucléaire à enrichir de l'uranium à un niveau élevé (60%), proche du seuil de 90% nécessaire pour une bombe et bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par un accord en 2015.
L'Iran, de son côté, cherche à négocier la levée de sanctions qui asphyxient son économie depuis des décennies, entraînant une hyperinflation chronique et une forte dépréciation de la monnaie nationale, le rial, un phénomène qui s'est particulièrement accentué ces derniers mois et a été l'élément déclencheur en décembre des vastes manifestations.
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