Une relation de confiance qui tourne au piège
M. D. Amar, âgée de 56 ans, est propriétaire de trois parcelles à Touba. Souhaitant les identifier précisément, elle avait confié cette mission à son voisin K. Ndir, un homme en qui elle disait avoir confiance.
Mais quelque temps plus tard, elle découvre avec stupeur que ses terrains auraient été vendus sans son consentement.
La propriétaire dépose alors une plainte au commissariat spécial de police de Touba. Les investigations conduisent les enquêteurs vers K. Ndir, âgé de 58 ans, et son ami P. Sène, âgé de 69 ans.
Un prévenu déjà connu dans des affaires foncières
Selon L’Observateur, P. Sène avait déjà été condamné à deux reprises dans des dossiers liés à des parcelles.
Les explications livrées par les deux hommes n’ont convaincu ni les enquêteurs ni le parquet. Ils ont été poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans un document administratif et complicité.
Ils ont ensuite été placés sous mandat de dépôt à la prison de Diourbel.
Des versions contradictoires devant le tribunal
À la barre, M. D. Amar a expliqué avoir simplement remis à K. Ndir une photocopie de l’un de ses documents afin qu’il puisse identifier les terrains.
Lorsqu’elle a voulu vendre une parcelle pour financer les études de son fils à l’étranger, elle aurait appris qu’un certain « vieux Sène » avait déjà cédé ses biens.
P. Sène, de son côté, a reconnu être un ami de longue date de K. Ndir, mais a contesté avoir vendu les terrains de la plaignante.
Il a affirmé avoir cédé deux parcelles appartenant, selon lui, à un certain A. L. Aïdara.
Une ancienne déclaration qui fragilise la défense
Les déclarations recueillies pendant l’enquête ont toutefois affaibli cette ligne de défense.
P. Sène aurait auparavant reconnu avoir cédé deux parcelles appartenant à M. D. Amar à A. L. Aïdara. Ce dernier aurait lui-même confirmé que les terrains lui avaient été vendus par P. Sène.
K. Ndir a, pour sa part, soutenu qu’il pensait vendre une parcelle appartenant à son ami A. L. Aïdara. Il aurait reconnu avoir compris après coup que le terrain appartenait en réalité à la plaignante.
Il affirme n’avoir perçu que 30 000 FCFA dans l’opération.
La carte d’identité d’un élève utilisée
Un autre élément a particulièrement pesé contre P. Sène.
Il aurait utilisé la carte nationale d’identité d’un certain D. Sène, alors élève, pour procéder à la vente de l’une des parcelles.
Le jeune homme aurait affirmé n’avoir jamais été informé de la transaction.
P. Sène a finalement reconnu avoir vendu le terrain et a signé une reconnaissance de dette par laquelle il s’engageait à rembourser 2,5 millions de FCFA à la propriétaire.
Deux ans de prison, dont trois mois ferme
Le procureur avait requis un an de prison ferme contre les deux prévenus.
Le tribunal les a relaxés du chef d’association de malfaiteurs. Ils ont cependant été reconnus coupables de faux, d’usage de faux et de complicité.
P. Sène et K. Ndir ont été condamnés à deux ans de prison, dont trois mois ferme.
La partie civile n’a pas réclamé de dommages et intérêts. M. D. Amar a simplement demandé à récupérer ses trois terrains.
M. D. Amar, âgée de 56 ans, est propriétaire de trois parcelles à Touba. Souhaitant les identifier précisément, elle avait confié cette mission à son voisin K. Ndir, un homme en qui elle disait avoir confiance.
Mais quelque temps plus tard, elle découvre avec stupeur que ses terrains auraient été vendus sans son consentement.
La propriétaire dépose alors une plainte au commissariat spécial de police de Touba. Les investigations conduisent les enquêteurs vers K. Ndir, âgé de 58 ans, et son ami P. Sène, âgé de 69 ans.
Un prévenu déjà connu dans des affaires foncières
Selon L’Observateur, P. Sène avait déjà été condamné à deux reprises dans des dossiers liés à des parcelles.
Les explications livrées par les deux hommes n’ont convaincu ni les enquêteurs ni le parquet. Ils ont été poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux dans un document administratif et complicité.
Ils ont ensuite été placés sous mandat de dépôt à la prison de Diourbel.
Des versions contradictoires devant le tribunal
À la barre, M. D. Amar a expliqué avoir simplement remis à K. Ndir une photocopie de l’un de ses documents afin qu’il puisse identifier les terrains.
Lorsqu’elle a voulu vendre une parcelle pour financer les études de son fils à l’étranger, elle aurait appris qu’un certain « vieux Sène » avait déjà cédé ses biens.
P. Sène, de son côté, a reconnu être un ami de longue date de K. Ndir, mais a contesté avoir vendu les terrains de la plaignante.
Il a affirmé avoir cédé deux parcelles appartenant, selon lui, à un certain A. L. Aïdara.
Une ancienne déclaration qui fragilise la défense
Les déclarations recueillies pendant l’enquête ont toutefois affaibli cette ligne de défense.
P. Sène aurait auparavant reconnu avoir cédé deux parcelles appartenant à M. D. Amar à A. L. Aïdara. Ce dernier aurait lui-même confirmé que les terrains lui avaient été vendus par P. Sène.
K. Ndir a, pour sa part, soutenu qu’il pensait vendre une parcelle appartenant à son ami A. L. Aïdara. Il aurait reconnu avoir compris après coup que le terrain appartenait en réalité à la plaignante.
Il affirme n’avoir perçu que 30 000 FCFA dans l’opération.
La carte d’identité d’un élève utilisée
Un autre élément a particulièrement pesé contre P. Sène.
Il aurait utilisé la carte nationale d’identité d’un certain D. Sène, alors élève, pour procéder à la vente de l’une des parcelles.
Le jeune homme aurait affirmé n’avoir jamais été informé de la transaction.
P. Sène a finalement reconnu avoir vendu le terrain et a signé une reconnaissance de dette par laquelle il s’engageait à rembourser 2,5 millions de FCFA à la propriétaire.
Deux ans de prison, dont trois mois ferme
Le procureur avait requis un an de prison ferme contre les deux prévenus.
Le tribunal les a relaxés du chef d’association de malfaiteurs. Ils ont cependant été reconnus coupables de faux, d’usage de faux et de complicité.
P. Sène et K. Ndir ont été condamnés à deux ans de prison, dont trois mois ferme.
La partie civile n’a pas réclamé de dommages et intérêts. M. D. Amar a simplement demandé à récupérer ses trois terrains.
Autres articles
-
Salaires d’anciens ministres casés à l’assemblée et passeports diplomatiques laissés aux députés qui ont quitté l'Assemblée : Lass Badiane ouvre un double front contre les privilèges et demande à Cheikh Diba de couper les salaires
-
Affaire de la fillette de deux ans retrouvée morte à Kanel : trois individus arrêtés...les circonstances bouleversantes révélées par l’enquête
-
À 16 ans, elle abandonne l’école et rejoint son compagnon : le jeune homme condamné pour détournement de mineure
-
184 entreprises fermées ,22 093 emplois créés, 1 653 supprimés ,108 conflits collectifs: le paradoxe d’un marché du travail sous tension
-
Révision constitutionnelle, dette intérieure et situation politique : l’APR se félicite de la décision du Conseil constitutionnel , charge Pastef et remobilise ses troupes





