Le Sénégal traverse actuellement une phase préoccupante, marquée par des signaux inquiétants qui remettent en cause les fondements de l’État de droit et les acquis démocratiques patiemment construits depuis des décennies. Au lieu d’un climat politique apaisé, propice au dialogue et à la concertation, nous assistons à une montée des pratiques autoritaires, traduites notamment par des atteintes récurrentes à la liberté d’expression, pourtant garantie par la Constitution.
Sous le régime du Président Diomaye, qui était pourtant attendu comme porteur d’un souffle nouveau pour notre démocratie, nous constatons avec regret une dérive inquiétante vers une gouvernance répressive et peu tolérante à la contradiction. Les actes posés récemment par ce duo au pouvoir interpellent : l’espoir d’un changement profond semble peu à peu céder la place à une volonté de contrôle excessif, voire d’étouffement des voix dissidentes.
La récente mise en demeure adressée au Groupe Futurs Médias (TFM) par le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) en est une illustration préoccupante. Prétextant encadrer les dérives verbales d’un chroniqueur de l’émission JAKAARLO, diffusée le 21 mars puis le 4 juillet 2025, le CNRA a formulé des exigences strictes, allant jusqu’à menacer de suspendre l’émission, voire les programmes de la chaîne. Cette décision, malgré des communiqués antérieurs et des observations adressées à la chaîne, suscite des interrogations légitimes sur l’orientation actuelle de la régulation audiovisuelle, qui semble s’éloigner de l’arbitrage impartial pour verser dans le contrôle excessif de l’information.
Mais plus grave encore est la multiplication des arrestations arbitraires de figures politiques, de militants de la société civile et de journalistes. De Moustapha DIAKHATE à Bachir FOFANA, en passant par Abdou NGUER, nombreux sont les citoyens inquiétés ou privés de liberté pour leurs opinions ou leur engagement. La convocation récente du chroniqueur Badara GADIAGA, suivie de sa garde à vue, vient rallonger une liste qui témoigne d’une intolérance grandissante envers la contradiction et d’une volonté manifeste de museler les voix discordantes. Cette mesure privative de liberté, dénuée de justification claire, illustre davantage cette dérive autoritaire qui prend racine dans l’appareil étatique.
Ces pratiques, qui rappellent tristement celles des régimes autoritaires, sont aux antipodes des aspirations profondes du peuple sénégalais, attaché à la justice, à la transparence et à la pluralité des opinions. Restreindre l’espace d’expression, c’est non seulement fragiliser le débat public, mais aussi mettre en péril l’essence même de notre démocratie.
Nous lançons un appel solennel à un retour à une gouvernance respectueuse des droits humains et des principes républicains. Le Sénégal ne peut devenir une République de la peur, où la répression remplace le dialogue, où l’arbitraire supplante la loi, et où le pouvoir s’arroge le droit de déterminer qui a voix au chapitre.
Notre histoire est marquée par des combats valeureux pour la liberté. Aucun pouvoir, fût-il porté par l’espoir d’un renouveau, n’a le droit d’éteindre cette flamme. Une démocratie vivante ne se construit ni dans le silence imposé ni dans la pensée unique, mais bien dans l’écoute, la contradiction et le respect des règles communes.
Le peuple sénégalais mérite mieux. Il mérite un État fort par ses institutions, non par la force; un pouvoir qui protège les libertés, non qui les piétine.
Sous le régime du Président Diomaye, qui était pourtant attendu comme porteur d’un souffle nouveau pour notre démocratie, nous constatons avec regret une dérive inquiétante vers une gouvernance répressive et peu tolérante à la contradiction. Les actes posés récemment par ce duo au pouvoir interpellent : l’espoir d’un changement profond semble peu à peu céder la place à une volonté de contrôle excessif, voire d’étouffement des voix dissidentes.
La récente mise en demeure adressée au Groupe Futurs Médias (TFM) par le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) en est une illustration préoccupante. Prétextant encadrer les dérives verbales d’un chroniqueur de l’émission JAKAARLO, diffusée le 21 mars puis le 4 juillet 2025, le CNRA a formulé des exigences strictes, allant jusqu’à menacer de suspendre l’émission, voire les programmes de la chaîne. Cette décision, malgré des communiqués antérieurs et des observations adressées à la chaîne, suscite des interrogations légitimes sur l’orientation actuelle de la régulation audiovisuelle, qui semble s’éloigner de l’arbitrage impartial pour verser dans le contrôle excessif de l’information.
Mais plus grave encore est la multiplication des arrestations arbitraires de figures politiques, de militants de la société civile et de journalistes. De Moustapha DIAKHATE à Bachir FOFANA, en passant par Abdou NGUER, nombreux sont les citoyens inquiétés ou privés de liberté pour leurs opinions ou leur engagement. La convocation récente du chroniqueur Badara GADIAGA, suivie de sa garde à vue, vient rallonger une liste qui témoigne d’une intolérance grandissante envers la contradiction et d’une volonté manifeste de museler les voix discordantes. Cette mesure privative de liberté, dénuée de justification claire, illustre davantage cette dérive autoritaire qui prend racine dans l’appareil étatique.
Ces pratiques, qui rappellent tristement celles des régimes autoritaires, sont aux antipodes des aspirations profondes du peuple sénégalais, attaché à la justice, à la transparence et à la pluralité des opinions. Restreindre l’espace d’expression, c’est non seulement fragiliser le débat public, mais aussi mettre en péril l’essence même de notre démocratie.
Nous lançons un appel solennel à un retour à une gouvernance respectueuse des droits humains et des principes républicains. Le Sénégal ne peut devenir une République de la peur, où la répression remplace le dialogue, où l’arbitraire supplante la loi, et où le pouvoir s’arroge le droit de déterminer qui a voix au chapitre.
Notre histoire est marquée par des combats valeureux pour la liberté. Aucun pouvoir, fût-il porté par l’espoir d’un renouveau, n’a le droit d’éteindre cette flamme. Une démocratie vivante ne se construit ni dans le silence imposé ni dans la pensée unique, mais bien dans l’écoute, la contradiction et le respect des règles communes.
Le peuple sénégalais mérite mieux. Il mérite un État fort par ses institutions, non par la force; un pouvoir qui protège les libertés, non qui les piétine.
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