Une famille trompée par de fausses promesses judiciaires
Pendant plusieurs semaines, O. Tine a cru avoir trouvé l’homme capable de faire sortir son fils de prison. Selon L’Observateur, C.B. Diouf, retraité âgé de 63 ans, se présentait comme un magistrat du Tribunal de grande instance de Dakar.
Devant la famille du détenu, il aurait multiplié les assurances, affirmant pouvoir agir sur le dossier. Il promet d’abord une liberté provisoire avant la fête de Tabaski. Cette promesse ne sera jamais tenue. Pour maintenir sa crédibilité, il aurait ensuite évoqué une possible grâce présidentielle.
Un mensonge entretenu par des vidéos
À l’audience, le tribunal s’est notamment appuyé sur une vidéo envoyée à O. Tine. Dans cette séquence, C.B. Diouf laissait croire qu’il se trouvait à la prison de Rebeuss pour s’occuper du dossier.
Mais le président du tribunal a relevé un élément accablant : au moment où le prévenu prétendait être à Rebeuss, il se trouvait en réalité à Diamniadio. La vidéo n’était donc, selon les débats rapportés par L’Observateur, qu’une mise en scène destinée à convaincre la victime que le dossier avançait.
Le retraité a aussi été interrogé sur d’autres images le montrant dans le bureau d’un magistrat au Tribunal de grande instance de Dakar. Il a expliqué que ces vidéos avaient été filmées par un enfant accompagnant la plaignante, avant qu’il ne les récupère et ne les transmette pour donner davantage de poids à sa fausse identité de juge.
Des aveux à la barre
Confronté aux éléments du dossier, C.B. Diouf a fini par reconnaître l’usurpation de la qualité de magistrat. Il a présenté ses excuses au tribunal.
Le procureur de la République s’est montré particulièrement sévère. Il a dénoncé des faits graves et une procédure « regrettable », rappelant que le prévenu, à 63 ans, aurait dû faire preuve de sagesse au lieu de s’engager dans de telles pratiques. Le représentant du parquet a estimé qu’il ne s’agissait pas d’un simple dérapage, mais d’habitudes bien ancrées.
Il a requis trois ans de prison ferme.
Une attirance ancienne pour le monde judiciaire
Pour tenter d’obtenir la clémence du tribunal, le prévenu a expliqué son intérêt pour le monde judiciaire. Il a indiqué avoir fréquenté la Faculté de droit de l’Université Cheikh Anta Diop en 1983, avant d’abandonner ses études pour travailler.
Aujourd’hui, il disait réaliser des chroniques judiciaires sur les réseaux sociaux et suivre les analyses de juristes, dont il reprenait les vidéos.
Mais ses regrets et ses excuses n’ont pas suffi.
Deux ans de prison ferme
Le Tribunal de Pikine-Guédiawaye l’a reconnu coupable de trafic d’influence, collecte illicite de données à caractère personnel, usurpation de la qualité de juge et escroquerie.
La sanction est tombée : deux ans d’emprisonnement ferme pour celui qui s’était inventé une robe de magistrat.
Pendant plusieurs semaines, O. Tine a cru avoir trouvé l’homme capable de faire sortir son fils de prison. Selon L’Observateur, C.B. Diouf, retraité âgé de 63 ans, se présentait comme un magistrat du Tribunal de grande instance de Dakar.
Devant la famille du détenu, il aurait multiplié les assurances, affirmant pouvoir agir sur le dossier. Il promet d’abord une liberté provisoire avant la fête de Tabaski. Cette promesse ne sera jamais tenue. Pour maintenir sa crédibilité, il aurait ensuite évoqué une possible grâce présidentielle.
Un mensonge entretenu par des vidéos
À l’audience, le tribunal s’est notamment appuyé sur une vidéo envoyée à O. Tine. Dans cette séquence, C.B. Diouf laissait croire qu’il se trouvait à la prison de Rebeuss pour s’occuper du dossier.
Mais le président du tribunal a relevé un élément accablant : au moment où le prévenu prétendait être à Rebeuss, il se trouvait en réalité à Diamniadio. La vidéo n’était donc, selon les débats rapportés par L’Observateur, qu’une mise en scène destinée à convaincre la victime que le dossier avançait.
Le retraité a aussi été interrogé sur d’autres images le montrant dans le bureau d’un magistrat au Tribunal de grande instance de Dakar. Il a expliqué que ces vidéos avaient été filmées par un enfant accompagnant la plaignante, avant qu’il ne les récupère et ne les transmette pour donner davantage de poids à sa fausse identité de juge.
Des aveux à la barre
Confronté aux éléments du dossier, C.B. Diouf a fini par reconnaître l’usurpation de la qualité de magistrat. Il a présenté ses excuses au tribunal.
Le procureur de la République s’est montré particulièrement sévère. Il a dénoncé des faits graves et une procédure « regrettable », rappelant que le prévenu, à 63 ans, aurait dû faire preuve de sagesse au lieu de s’engager dans de telles pratiques. Le représentant du parquet a estimé qu’il ne s’agissait pas d’un simple dérapage, mais d’habitudes bien ancrées.
Il a requis trois ans de prison ferme.
Une attirance ancienne pour le monde judiciaire
Pour tenter d’obtenir la clémence du tribunal, le prévenu a expliqué son intérêt pour le monde judiciaire. Il a indiqué avoir fréquenté la Faculté de droit de l’Université Cheikh Anta Diop en 1983, avant d’abandonner ses études pour travailler.
Aujourd’hui, il disait réaliser des chroniques judiciaires sur les réseaux sociaux et suivre les analyses de juristes, dont il reprenait les vidéos.
Mais ses regrets et ses excuses n’ont pas suffi.
Deux ans de prison ferme
Le Tribunal de Pikine-Guédiawaye l’a reconnu coupable de trafic d’influence, collecte illicite de données à caractère personnel, usurpation de la qualité de juge et escroquerie.
La sanction est tombée : deux ans d’emprisonnement ferme pour celui qui s’était inventé une robe de magistrat.
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